Le boom des soldes avec la crise

Angeline Benoit

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A partir de demain matin et pendant cinq semaines, les magasins pourront vendre à perte pour écouler la marchandise en rayon depuis au moins un mois. Et ils ne devraient pas se priver des soldes pour tenter de faire décoller leurs ventes. Selon l'enquête auprès des chefs d'entreprise dans le commerce publiée le 19 décembre par l'Insee, la période récente a été marquée par une nouvelle contraction des ventes. « Les intentions de commandes se dégradent. Les détaillants sont très pessimistes sur la situation globale du commerce. » Tous les secteurs sont concernés, de l'équipement de la maison à la culture. Pour l'habillement, une étude de l'Institut français de la mode (IFM) révèle que le chiffre d'affaires total est le plus faible jamais enregistré depuis le début des années 1990. Entre janvier et octobre, les ventes ont diminué de 2,4 % alors qu'elles avaient augmenté de 2,7 % sur la même période en 2007. « Les grands magasins et les supermarchés de centre-ville s'en tirent mieux mais la crise est généralisée », juge Franck Delpal, de l'observatoire économique de l'IFM. Conscientes que les consommateurs réalisent déjà 15 % de leurs achats pendant les soldes et 13 % lors de promotions en temps normal, les enseignes ont déjà lancé des réductions allant jusqu'à - 40 ou - 60 %. De quoi parier sur des embouteillages dans les rayons.