La légion d'honneur... malgré elles

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Non, merci. Hier deux journalistes politiques ont fait publiquement savoir qu'elles refusaient la Légion d'honneur. Dans des communiqués, Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) soulignent leur « étonnement » de recevoir une médaille qu'elles n'ont pas souhaitée. « Pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l'écart des honneurs », indique Françoise Fressoz. Les deux journalistes figuraient sur la liste proposée par Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement et n'avaient pas été prévenues. « J'ai appris la nouvelle par un confrère, et suis tombée des nues. J'ai même cru qu'il me faisait une blague, raconte Marie-Eve Malouines, interrogée par 20 Minutes. L'attribution de la Légion d'honneur se justifie quand on a accompli quelque chose d'exemplaire et d'exceptionnel. Il est donc hors de question que je l'accepte. »