Les indépendantistes corses du FLNC-UC revendiquent 14 attentats et menacent des élus

MENACES L'une des principales organisations clandestines a adressé un communiqué à une radio corse...

J.M. avec agence

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Le FLNC-Union des combattants (FLNC-UC), l'une des principales organisations indépendantistes clandestines en Corse, a revendiqué mercredi 29 attentats et menacé des groupes économiques installés dans l'île, dans un communiqué authentifié adressé à la radio France Bleu Frequenza Mora.
Le FLNC-Union des combattants (FLNC-UC), l'une des principales organisations indépendantistes clandestines en Corse, a revendiqué mercredi 29 attentats et menacé des groupes économiques installés dans l'île, dans un communiqué authentifié adressé à la radio France Bleu Frequenza Mora. — Stephan Agostini AFP/Archives

En cette période de début d’année, les indépendantistes corses ont adressé leurs vœux à la presse. Le FLNC-Union des combattants (FLNC-UC), l’une des principales organisations clandestines de la région, a dressé dans un communiqué son bilan 2008 en revendiquant 14 attentats et «opérations commandos» sur les six derniers mois. Et côté résolutions pour 2009, ils ont appelé à «combattre et à abattre» les élus de la Collectivité territoriale (CTC) corse.

«C’est affligeant pour la Corse et pour la démocratie», s’est indigné le président (UMP) de l’Assemblée de Corse. Camille de Rocca Serra rappelle qu’il a «toujours privilégié la confrontation des idées à l’affrontement des hommes.»

Dans leur communiqué, adressé à la radio France Bleu Frequenza Mora, les indépendantistes ont annoncé être les auteurs d’attentats ayant visé neuf villas appartenant à des particuliers et trois entreprises dont l’entrepôt d’un supermarché Géant Casino à Porto-Vecchio en juillet 2008.

Sus aux «racistes anti-corses» et aux «politiciens véreux»

Le FLNC-UC a également revendiqué deux «opérations commandos», qui ont visé les propriétaires de deux villas proches d’Ajaccio, ligotés et abandonnés dans le maquis pendant que des inconnus posaient leurs engins explosifs. Une des villas, dans le golfe de Lava, dont les propriétaires sont qualifiés dans le communiqué de «racistes anti-corses», avait été détruite fin septembre. La forte charge déposée dans la seconde, à Bastelicaccia, en novembre, n’avait pas explosé.

Dénonçant le plan d’aménagement et de développement durable (Padduc) de la Corse, les indépendantistes ont très clairement menacé les élus de la CTC en charge du dossier. Ils les accusent de «livrer la terre corse à la vente et au capital prédateur». Le communiqué fustige ainsi «les arrangements de politiciens véreux» ou encore «l’interface entre détournement du politique, gras projets immobiliers et influence affairiste et crapuleuse.»