Décès dans les hôpitaux: Bachelot va organiser une réunion de «retour d'expérience»

HÔPITAL ric Woerth, ministre du Budget, estime par ailleurs que l'hôpital n'a pas besoin de plus d'argent pour fonctionner...

Avec agence

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Face à la pluie de critiques, Mme Bachelot a dénoncé lundi lors d'une conférence de presse un "procès politicien sur le manque de moyens". "Nous sommes dans une période de tension mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de 20 minutes du malade", a-t-elle affirmé, jugeant qu'"il y avait toute possibilité d'accueillir" le patient décédé dimanche.
Face à la pluie de critiques, Mme Bachelot a dénoncé lundi lors d'une conférence de presse un "procès politicien sur le manque de moyens". "Nous sommes dans une période de tension mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de 20 minutes du malade", a-t-elle affirmé, jugeant qu'"il y avait toute possibilité d'accueillir" le patient décédé dimanche. — Bertrand Langlois AFP/Archives

Après une série de dysfonctionnements dans les hôpitaux ayant entraîné trois décès, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot va organiser dès la mi-janvier une «réunion de retour d'expérience sur la permanence des soins» après la série de drames survenue dans les hôpitaux, a-t-elle indiqué dans une interview au «Journal du dimanche».

«J'inviterai les quatre intersyndicales de praticiens hospitaliers, les huit syndicats de la fonction publique hospitalière et les représentants du Samu à une réunion de retour d'expérience sur la permanence des soins», a-t-elle déclaré. Elle a souligné qu'«il n'y a pas de pénurie de lits de réanimation» et que «la France est le pays qui dépense le plus pour son hôpital par habitant».

Pas de fermeture d'hôpitaux

La ministre a par ailleurs assuré qu'elle ne fermerait aucun hôpital: «nous garderons les hôpitaux de proximité mais nous allons les recentrer sur les urgences, les soins courants, la convalescence ou la rééducation».

Cette série de drames «pose le problème de l'organisation des soins», a par ailleurs estimé Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine) et secrétaire national de l'UMP, dans une interview au «Parisien».

«Rien ne dit que les erreurs soient liées à des sous-effectifs»


«Il faut que l'on diminue en particulier ces accidents se produisant suite à des erreurs de dosage de médicament», a-t-il précisé. Il a cependant souligné qu'il ne croyait pas «que l'hôpital soit en crise». Selon lui, ces accidents ne sont pas liés à des sous-effectifs.

«Concernant les erreurs médicales sur les dosages de médicament, elles sont rares, et rien ne dit qu'elles sont liées à des sous-effectifs», a-t-il déclaré. Un nourrisson de 6 mois, Louis-Joseph, est mort vendredi à l'hôpital Necker à Paris après une erreur humaine de réglage de perfusion dans un établissement hospitalier des Yvelines.

Le ministre du Budget Eric Woerth a de toute façon coupé court à la polémique sur les sous-effectifs, estimant ce dimanche que l''hôpital a «les moyens de fonctionner» mais «a besoin d'une meilleure organisation».