Allez-vous faire les soldes cette année?

ECONOMIE C'est dans un contexte de consommation morose qu'elles débutent. Les Lorrains sont les premiers à en profiter. Il faudra attendre le 7 janvier pour le reste de l'Hexagone...

MD avec agence

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Les commerçants ont consenti le premier jour des soldes des rabais importants, jusqu'à 70%, pour écouler les invendus, et attirer une clientèle plus préoccupée par le prix de l'essence et la flambée des prix alimentaires que par la mode.
Les commerçants ont consenti le premier jour des soldes des rabais importants, jusqu'à 70%, pour écouler les invendus, et attirer une clientèle plus préoccupée par le prix de l'essence et la flambée des prix alimentaires que par la mode. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Cinq jours avant le lancement officiel, les Lorrains profitent déjà des soldes. Une période très attendue par les commerçants dans un contexte de consommation morose qui a forcé certains à anticiper l'évènement par des promotions monstres. Les soldes, seule période de l'année où les magasins sont autorisés à revendre à perte, vont commencer le mercredi 7 janvier à 8 heures partout en France.

Des soldes anticipées pour contrer la concurrence du Luxembourg

Cependant, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et la Moselle ont obtenu le 19 décembre une dérogation pour les débuter «le premier jour ouvré de janvier», soit le 2 janvier, dans le cadre de la réforme des soldes votée cet été. Ces départements ont demandé une dérogation car ils sont frontaliers du Luxembourg et de la Belgique où les soldes commencent respectivement les 2 et 3 janvier. La Fédération des enseignes de l'habillement (FEH), représentant des chaînes de prêt-à-porter comme Zara, Celio ou Etam, a demandé l'abrogation de cette dérogation, estimant qu'elle ne «fait qu'aviver les distorsions de concurrence entre les départements français».

Pourtant, les commerçants n'ont pas attendu les soldes pour tenter d'attirer le consommateur, moins dépensier avec la crise. Promotions et ventes privées se sont multipliées au cours des dernières semaines, dans l'espoir de sauver une saison difficile, la pire pour le prêt-à-porter en termes de chiffre d'affaires depuis la crise de début 1990, selon l'Institut français de la mode (IFM).

Les prix baisse, signe des difficultés économiques

Signe de ce marasme, les prix ont recommencé à baisser cette année, mais les quantités de vêtements achetés chutent, note l'IFM. Or entre 1990 et 2007, alors que les prix avaient baissé de 22%, les quantités de vêtements achetés avaient explosé, de près de 40%. Juste après Noël, les rabais ont repris de plus belle: l'enseigne Naf Naf baisse les prix de 40% à partir de deux articles achetés, Etam de 40%, Becquet (linge de maison) de 60%, Mathon (articles de cuisines) de 50%.

Les enseignes traditionnelles de vente à distance, mises à mal par la concurrence des sites Internet, affichent des «braderies» permanentes, jusqu'à -65% à la Redoute, -70% aux 3 Suisses et -80% chez Quelle. Même tendance dans la grande distribution: Leclerc, Cora, Carrefour ont commencé à brader jouets, vêtements et chocolats dès le lendemain de Noël.

Et vous, allez-vous profiter de la baisse des prix pour faire les soldes cette année?