Panne d'électricité dans une prison: Le scénario catastrophe évité de justesse

MONT-DE-MARSAN Les gardiens ont dû utiliser leur téléphone portable pour avertir l'administration pénitentiaire et des surveillants se sont retrouvés coincés derrière des grilles...

MD avec agence

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"A la suite d'un problème électrique, on s'est retrouvé avec un incident majeur, c'est-à-dire que nous n'avions plus aucune mesure de sécurité effective, plus de caméra, plus de téléphone, plus de système de communication interne, plus d'ouverture de portes électrique", a indiqué Denis Coq à l'AFP par téléphone.
"A la suite d'un problème électrique, on s'est retrouvé avec un incident majeur, c'est-à-dire que nous n'avions plus aucune mesure de sécurité effective, plus de caméra, plus de téléphone, plus de système de communication interne, plus d'ouverture de portes électrique", a indiqué Denis Coq à l'AFP par téléphone. — Nicolas Tucat AFP/Archives

Le pire a été évité de justesse à la prison de Mont-de-Marsan. La panne électrique qui a contraint au transfert de 87 détenus aurait pu mal tourner. C'est «un incident majeur» qui a privé l'établissement de «toute mesure de sécurité», a déclaré lundi le délégué régional de l'Union fédérale autonome pénitentiaire (UFAP).«Nous n'avions plus aucune mesure de sécurité effective, plus de caméra, plus de téléphone, plus de système de communication interne, plus d'ouverture de portes électrique», a indiqué Denis Coq.
 
«C'était zéro sécurité»

 
«On s'est retrouvé avec un établissement presque à l'abandon», a-t-il souligné, ajoutant que le groupe électrogène, construit par Bouygues pour accueillir 600 détenus, ne s'est pas mis en marche à la suite du court-circuit. «Même les boîtiers de balisage des issues de secours qui, normalement sont sur des batteries indépendantes, ne fonctionnaient plus; il n'y avait plus du tout de lumière, c'était vraiment zéro sécurité», a-t-il ajouté.
 
Selon lui, les gradés ont dû prendre leurs téléphones portables personnels pour avertir l'administration pénitentiaire et la préfecture de la coupure électrique. Des surveillants se sont retrouvés également derrière des grilles, qui s'étaient fermées automatiquement et ne pouvaient plus s'ouvrir. «Les collègues ont dû se déplacer pour les ouvrir manuellement», a expliqué Denis Coq.
 
Pour Denis Coq, cette panne aurait pu engendrer un scénario catastrophe: «au moment du court-circuit, il y a eu début d'incendie au niveau des câblages qui aurait pu engendrer le feu à la prison, alors qu'il n'y avait plus de moyen de communication ni possibilité d'intervenir très rapidement pour évacuer les détenus». Les 87 détenus du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan ont été transférés, sans incident, dans la nuit de dimanche à lundi vers différentes prisons du grand Sud-Ouest.