Un chrétien-démocrate flamand chargé de former un nouveau gouvernement belge

POLITIQUE Herman Van Rompuy a accepté cette délicate mission, dix jours après le départ d'Yves Leterme...

Avec agence

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Le roi des Belges Albert II a chargé dimanche le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy, actuel président de la chambre des députés, de former un nouveau gouvernement après la démission d'Yves Leterme il y a dix jours.
Le roi des Belges Albert II a chargé dimanche le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy, actuel président de la chambre des députés, de former un nouveau gouvernement après la démission d'Yves Leterme il y a dix jours. — Michel Krakowski AFP/Archives

Le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy a été chargé dimanche de former un gouvernement belge, dix jours après la démission d'Yves Leterme.

Il va avoir devant lui la double tâche de répondre à une sévère crise économique et de faire face au conflit toujours vif entre Flamands et francophones de Belgique sur l'avenir d'un pays en crise quasi-ininterrompue depuis dix-huit mois.

Eviter une vacance prolongée du pouvoir

Après une mission de médiation d'une semaine confiée à l'ex-Premier ministre Wilfried Martens, le roi Albert II a indiqué dimanche avoir «chargé M. Van Rompuy de former un gouvernement. Celui-ci a accepté cette mission».

Actuellement président de la chambre des députés, Herman Van Rompuy, 61 ans, avait pourtant répété ces derniers jours ne pas être intéressé. Mais il a visiblement fini par céder aux appels pressants de sa formation politique, le parti chrétien-démocrate flamand (CDV) et du reste de la classe politique belge.

Tous sont pressés de mettre fin à une cette crise provoquée par les accusations de pressions exercées par Yves Leterme sur la justice pour qu'elle valide le plan de sauvetage de la banque Fortis. Et d'éviter une vacance prolongée du pouvoir.

Seuls le Premier ministre et la ministre de la Justice remplacés

Herman Van Rompuy n'a pas encore formellement le titre de Premier ministre mais la formation de son gouvernement ne devrait pas poser de gros problème.

Les cinq partis de la coalition sortante (chrétiens-démocrates flamands et francophones, libéraux flamands et francophones et socialistes francophones) se sont mis d'accord dès vendredi pour reconduire le même gouvernement, en changeant seulement le Premier ministre et le ministre de la Justice, Jo Vandeurzen, tous deux directement mis en cause dans l'affaire Fortis.