Grâce de Marchiani : Hamon parle de «dérive»

JUSTICE L'ex-préfet du Var peut demander dès maintenant sa libération conditionnelle...

Avec agence
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Pourtant, selon Jean-Bernard Curial, il a rencontré à l'époque le ministre angolais des Relations extérieures, tandis que son ancien bras droit, Jean-Charles Marchiani, se serait entretenu avec un autre responsable de ce pays.
Pourtant, selon Jean-Bernard Curial, il a rencontré à l'époque le ministre angolais des Relations extérieures, tandis que son ancien bras droit, Jean-Charles Marchiani, se serait entretenu avec un autre responsable de ce pays. — Jacques Demarthon AFP

Le président Nicolas Sarkozy a partiellement gracié Jean-Charles Marchiani, l'ex-préfet du Var condamné à trois ans de prison pour deux affaires de commissions occultes. Il avait demandé la grâce présidentielle en mars dernier, quand la Cour de cassation avait rejeté son pourvoi.

L'ex-préfet bénéficie donc de l'équivalent de six mois de remise de peine. Celle-ci devrait s’achever le 6 octobre 2009, a précisé le parquet de Paris. Mais Jean-Charles Marchiani peut dès maintenant demander une libération conditionnelle.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a qualifié cette grâce présidentielle de «nouvelle illustration d'une dérive du fonctionnement des institutions et de la pratique présidentielle».

Le Président «n’a pas résisté à la tentation d’utiliser ce droit, au milieu de 30 détenus, pour libérer M. Marchiani, qui a la particularité d’être le meilleur ami de M. Pasqua», a-t-il ajouté. «Quand on voit les raisons invoquées (la grâce de 27 détenus au comportement exemplaire), on peut supposer qu’il y a un peu plus de 30 détenus dans les prisons françaises au comportement exemplaire.»

Jean-Charles Marchiani comparaît également depuis octobre dernier, avec 41 autres personnes, au procès de l’Angolagate, l'affaire des ventes d'armes à l’Angola.