Exercice: sept attentats, un avion détourné et une prise d'otage

TERRORISME C'est le scénario de la simulation d'attaque qui a commencé lundi à Paris, Lyon et Marseille...

MD avec agence

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AFPTV

Entre 8h45 et 9h30, une série de sept attentats, dont un double, avec prises d'otages, dont un détournement d'avion, auraient frappé Paris, sa banlieue, Lyon et Marseille. C'est la trame imaginée pour l'«exercice d'état-major» visant à coordonner l'action de l'Etat et des services d'intervention civils, militaires et de santé face à plusieurs attaques simultanées.

>> Le scénario de la catastrophe virtuelle, c'est ici

Quelques jours après les attentats meurtriers de Bombay, le 26 novembre dernier, la ministre Michèle Alliot-Marie avait décidé d'organiser l'exercice. Si «notre pays n'est pas plus menacé» que d'autres, a souligné la ministre, «nous devons être capables de nous adapter à tous les risques d'attentats et à toutes (leurs) formes», a-t-elle expliqué, six jours après que des explosifs ont été retrouvés dans un grand magasin parisien.

Améliorer la coopération interministérielle

L'exercice de lundi a «pour but de tester notre capacité de réagir face à de multiples attentats simultanés sur l'ensemble de notre territoire», a-t-elle poursuivi. «La simulation est entièrement virtuelle, c'est-à-dire qu'il ne se passe rien sur le terrain», explique le porte-parole de la ministre, Gérard Gachet, à 20minutes.fr. «le but est de tester la cellule centrale».

L'exercice, qui se terminera lundi dans l'après-midi, s'est «bien déroulé» dans la matinée, malgré quelques difficultés de liaison, en particulier avec la préfecture de Lyon. «Il y aura des choses à améliorer, c'est le but de l'exercice», souligne Gérard Gachet, «notamment en matière de coopération interministérielle».

Un centre de crise pour l'été 2009

Comme le prévoit le «livre blanc» sur la défense et la sécurité nationale, c'est au ministère de l'Intérieur de gérer cette coopération. Un centre interministériel de crise, opérationnel et décisionnel «ouvrira à la fin de l'été prochain place Beauvau», a précisé le porte-parole.

En attendant, c'est dans la salle des fêtes du ministère que se sont rassemblés ce lundi des représentants de la police, de la gendarmerie, du renseignement, de la Sécurité civile, mais aussi d'autres ministères (Affaires étrangères, Défense, Ecologie et Santé).

Place au bilan

Ce lundi, «nous avons testé nos capacités de réaction, de communication, de coordination», a fait valoir Michèle Alliot-Marie, précisant qu'en situation réelle, il faudrait «moins d'une heure» pour mobiliser ensemble les représentants des services concernés.

«Nous allons avoir un retour d'expérience à la fin de cet exercice» et vérifier en particulier «quelle est la durée de réaction de chacun, combien il aura fallu de temps, par exemple, pour que les places d'hôpitaux soient dégagées, ou pour que les renforts arrivent à tel ou tel endroit», a expliqué la ministre de l'Intérieur. MAM annonce un autre bilan «avec tous les intervenants d'ici à une dizaine de jours pour voir où il y a des faiblesses».