Pour Darcos, les manifestations contre la réforme du lycée renvoient au «malaise de la jeunesse»

MORCEAUX CHOISIS Le ministre de l'Education nationale était l'invité de «La Matinale» sur Canal+...

J.M. avec agence
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Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a clôturé samedi dans une ambiance houleuse une journée de débats sur la réforme du lycée et la vie lycéenne qui a réuni dans l'Essonne 600 représentants lycéens nouvellement élus, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a clôturé samedi dans une ambiance houleuse une journée de débats sur la réforme du lycée et la vie lycéenne qui a réuni dans l'Essonne 600 représentants lycéens nouvellement élus, a constaté un journaliste de l'AFP. — Alix Guigon AFP/Archives

Xavier Darcos, était l'invité, ce mercredi, de l'émission «La Matinale» sur Canal+. Le ministre de l'Education nationale est revenu sur les oppositions à sa réforme du lycée, reportée d'un an lundi. Morceaux choisis.

La jeunesse
«Cette réforme-là est devenue un prétexte, un point de crispation, qui révèle un malaise beaucoup plus vaste» et qui «renvoie à des problèmes beaucoup plus larges, qui sont ceux du malaise de la jeunesse».

«C'est un problème qui nous regarde tous, tous les adultes, nous sommes tous responsables.»

L'Education nationale
«Il y a une immense résistance au changement, dans un milieu tout le temps confronté à des difficultés extrêmes, ce que je comprends, ce n'est pas facile d'être professeur aujourd'hui, ce n'est pas facile non plus d'être adolescent aujourd'hui, dans un monde de crise, je comprends tout ça (...) Raison de plus pour continuer à bouger.»

Les manifestations
Il y a «à peu près 7 % des établissements plus ou moins bloqués, un lycée sur cinq qui est perturbé».

«C'est une période très difficile pour moi, bien entendu, mais qui n'a nullement entamé ma détermination.» «Je me sens au travail, à l'oeuvre, je savais en venant que ce ne serait pas facile», a-t-il dit.

Interrogé sur les lycéens qui continuent à manifester cette semaine, il a répondu: «Nous imaginions que nous aurions beaucoup de mal à retrouver le calme d'ici la sortie des vacances de Noël.»

La réforme
La réforme du lycée est «un enjeu (je ne dis pas qu'il ne faut pas réformer le lycée), mais ce n'est pas un enjeu tel qu'il faille mettre toute la jeunesse dans la rue…»

Il s'est défendu de faire «une pause» dans les réformes de l'Education nationale, affirmant avoir le «soutien entier» du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.