Report de la réforme du lycée: pas «dupes», les lycéens continueront à protester

REACTIONS Si les premières réactions ont été positives, la prudence est de mise...

Avec agence
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Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté à nouveau vendredi matin dans de nombreuses villes de l'ouest, notamment à Rennes, contre le projet de réforme des lycées, donnant lieu à quelques incident à Brest et Nantes, selon les autorités.
Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté à nouveau vendredi matin dans de nombreuses villes de l'ouest, notamment à Rennes, contre le projet de réforme des lycées, donnant lieu à quelques incident à Brest et Nantes, selon les autorités. — Marcel Mochet AFP

Si les premières réactions à l'annonce du report d'un an de la réforme du lycée ont été positives, la prudence est de mise du côté des syndicats d'enseignants et de lycéens.

L'UNL a ainsi maintenu son mot d'ordre de manifestations jeudi, la Fidl appelant les lycéens à rester vigilants et à se mobiliser mardi et jeudi.

Nouvelles manifestations ce lundi

Par ailleurs, des lycéens ont à nouveau manifesté ce lundi, comme à Rennes, Brest, Vannes, Auray (Morbihan), Lille, Bordeaux, Agen, Montpellier, Lunel et Sète (Hérault). Des lycées ont aussi été bloqués ou perturbés: une vingtaine dans l'académie de Rennes, une quarantaine dans celle d'Aix-Marseille, 34 en Basse-Normandie, une vingtaine à Nantes.

Une centaine de «réveillons revendicatifs», selon la FSU, devaient également avoir lieu ce lundi soir dans les lycées.

D'«autres gestes» réclamés

Pour sa part le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), «pas dupe» du report de la réforme des lycées, a annoncé ce lundi qu'il continuerait à «participer aux mouvements de protestation», appelant «tous les jeunes à se mobiliser». «Au lieu de revenir clairement sur cette réforme inacceptable et faire des propositions justes pour l'éducation nationale», le ministre «préfère laisser dans le flou l'avenir du lycée».

Dès ce report obtenu, des syndicats de la FSU et de l'Unsa-Education ont réclamé d'autres «gestes» du ministre, notamment en primaire concernant la suppression des postes d'enseignants spécialistes de la grande difficulté scolaire.

Un syndicat de la FSU a aussi demandé un report de 2010 à 2011 de la réforme de la formation des enseignants, qui prévoit de nouveaux concours.

L'extrême gauche veut un retrait définitif

«Le retour à la confiance et à la sérénité ne pourra être réellement assuré que si le gouvernement prend deux autres mesures: le rétablissement des 25.000 postes supprimés et la suspension de la réforme de l'école élémentaire et maternelle, qui désespère les parents et les maîtres», a pour sa part déclaré le député PS Jack Lang.

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et le Parti communiste français (PCF) voient quant à eux dans le report de la réforme du lycée un «encouragement» à poursuivre l'action pour obtenir son retrait «définitif».