Bébé enlevé: le père lance un appel à la ravisseuse

RAPT Le nourrisson a été enlevé mardi à la maternité d'Orthez...

Avec agence

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Des témoins auraient vu une femme "de type européen, âgée de quarante à cinquante ans" vêtue d'un manteau noir, emmener le bébé, a indiqué à l'AFP en fin de journée le procureur Erick Maurel.
Des témoins auraient vu une femme "de type européen, âgée de quarante à cinquante ans" vêtue d'un manteau noir, emmener le bébé, a indiqué à l'AFP en fin de journée le procureur Erick Maurel. — Guillaume Bonnaud AFP

Le père du bébé de trois jours qui a disparu mardi à la maternité d'Orthez a lancé mercredi un appel à une femme soupçonnée de l'enlèvement pour que l'enfant soit bien nourri, lui promettant qu'elle serait «accueillie et pas jugée» si elle le ramenait.

«On est capable de tout dans ces moments-là»

«Actuellement notre enfant est en danger de mort parce que c'est un nourrisson qui a trois jours. C'est une phase où le bébé a besoin d'être nourri énormément au sein de sa mère sinon sa santé est en danger», a indiqué Sébastien Delgado, le père du petit Diango.

«Je voudrais essayer de parler à cette personne. J'ai eu des phases de dépression dans ma vie, je sais ce que c'est. On est capable de tout dans ces moments-là», a ajouté le père, âgé d'une trentaine d'années, les traits tirés.

«J'ai envie de parler à cette personne, quelle qu'elle soit, pour lui dire que si elle revient pour ramener notre enfant elle sera accueillie, elle ne sera pas jugée, a-t-il poursuivi. L'important, c'est l'enfant qui au troisième jour est en danger de mort. Sa maman tire son lait tous les jours pour le garder quand il arrive. C'est le meilleur médicament.»

«Pas grand chose de neuf» dans les recherches

Depuis mardi, l'enfant reste introuvable. Les enquêteurs ont reçu une trentaine d'appels depuis le déclenchement de la procédure «alerte enlèvement». Des témoins auraient vu une femme «de type européen âgée de quarante à cinquante ans», vêtue d'un manteau noir, emmener le bébé.

«On va les exploiter pour faire des recoupements et poursuivre les investigation», a indiqué le Commandant Bertrand Ponty, chargé de la communication à la gendarmerie d'Aquitaine. «Les patrouilles vont se poursuivre aujourd'hui sur le terrain. Concernant l'enquête, un groupe de travail est constitué», a-t-il ajouté, précisant qu'«il n'y a pas grand-chose de neuf» dans les recherches.