Manifestations dans l'éducation nationale: le point en direct

ENSEIGNEMENT Plusieurs milliers de manifestants et des lycées bloqués dans l'ouest...

E.J. et nos éditions locales (avec agence)

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Manifestation des enseignants dans les rues de Nice contre les mesures envisagees par le ministre Xavier Darcos, le 20 novembre 2008
Manifestation des enseignants dans les rues de Nice contre les mesures envisagees par le ministre Xavier Darcos, le 20 novembre 2008 — SIPA

Les manifestations ou mobilisations, notamment dans les lycées, ont déjà commencé mardi, à Bordeaux, Nantes ou Lyon. Elles vont se poursuivre ce mercredi, jour de manifestation dans l'éducation nationale. Le point en direct, notamment avec nos éditions locales (en bleu).

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19h30: un millier de personnes à Nantes

A Nantes, environ un millier de personnes (lycéens, étudiants, profs, parents d’élèves) ont défilé entre 18h et 19h30 dans les rues du centre-ville de Nantes. Pas de heurts à signaler semble-t-il cet après-midi. Il y a eu beaucoup de petites manifestations spontanées.

18h48: A Lyon, 600 manifestants
600 manifestants, lycéens,  enseignants du primaire, et étudiants de l’IUFM, sont partis à 18h de la place Bellecour sous la pluie. Ils marchent en direction du rectorat.

17h02: 1.950 manifestants à Bordeaux cet après-midi, selon la police, dont 1.750 lycéens, une centaine de parents et une centaine d’enseignants.
Ce matin, environ 1300 lycéens avaient déjà manifesté en trois groupes : deux à bordeaux et un sur la rive droite. Le pont de Pierre a été fermé par les forces de l’ordre, officiellement « pour éviter des difficultés de circulation ». Les syndicats dénoncent un « apartheid social », pour empêcher les lycéens de la rive droite (où sont situées les banlieues dites « chaudes ») de rejoindre le centre ville.  Pas d’incidents notoires à signaler aujourd’hui, ni d’interpellations, contrairement à mardi, où neuf personnes avaient été interpellées.

17h A Strasbourg, 400 à 500 lycéens et enseignants manifestent.
La suppression des rased figure au premier plan des revendications.

16h50: A Lille, la situation est «en train de monter un peu»
Ce mercredi, une manif est prévue à 17h à Arras, et selon nos informations une manif s’improvise à Lille pour 17 h avec deux départs, place des Buisses et Porte de Paris. Pour jeudi, plusieurs rassemblements sont prévus dans des lycées lillois, notamment à Pasteur et Fénelon. De source policière, la situation est « en train de monter un peu ».

15h19: A Toulouse, «que Darcos arrête de faire l'imbécile»

Ils étaient entre 7000 et 1.200 à défiler dans les rues de Toulouse. On trouvait beaucoup d'enseignants et de parents d'élèves en tête de cortège. Ils ont ensuite été réjoints par les IUT et les étudiants. Selon Gisèle Verniol, adjointe au maire à l'éducation, «Darcos démantèle le service public pour qu'il ne reste plus qu'un squelette de l'école». Selon elle, la mairie soutient le mouvement. Duirecteur d'une école élémentaire, Yves Roques a lancé: «que Darcos arrête de faire l'imbécile, ce n'est plus l'école de la République». Parmi les lycéens, peu nombreux, beaucoup se plaignaient de la surpopulation dans les classes.Un nouveau rassemblement est prévu samedi, à 10 h 30, place Arnaud-Bernard.

14h31: A Marseille, lycéens et étudiants forment le gros du cortège

Si en tête de cortège on trouvait les parents d'élèves de la FCPE et les syndicats de l'éducation nationale, ce sont les lycéens et les étudiants qui sont les plus nombreux. Magré la pluie, la mobilisation est assez forte, avec 1.500 personnes. Sur les banderoles, on pouvait lirepar exemple «BTS, un diplôme acheté=un diplôme offert». On a vu également un cercueil sur lequel était écrit «IUT», dont les étudiants craignent les conséquences de la nouvelle loi. Selon celle-ci, ce sont les universités qui décideront des ressources dont disposeront les IUT.

14h25: A Cherbourg, plus d'un milliers de lycéens dans les rues

A Cherbourg, entre 1.000 et 1.500 lycéens, selon la police ou les organisateurs, se sont aussi rassemblés, anticipant comme à Rennes et Nantes les manifestations prévues dans l'après-midi à l'appel des enseignants et parents d'élèves.

14h: A Nantes, fermeture du plus célèbre passage commercial

Le passage Pommeraye , plus célèbre passage commercial du centre-ville nantais, a été fermé par la police midi, en pleine heure de pointe. Des manifestants lycéens voulaient en effet l’investir.


11h55: A Lyon, les lycéens dans les rues

Les lycéens ont commencé à manifester. Venus du lycée Ampère, des lycéens font la tournée pour mobiliser les autres établissements.

11h42: Près de 2.000 manifestants à Rennes
Près de 2.000 lycéens, selon la police, se rassemblent dans le centre ville depuis le début de matinée et huit lycées au moins sont perturbés. «Ils veulent passer de 35 heures par semaine en moyenne de cours à 27 heures environ, c'est inacceptable, on a déjà du mal à finir le programme, on demande le retrait de toute la réforme Darcos», déclare Romain Pinsard, lycéen rennais.

11h37: Une douzaine de lycées bloqués à Nantes
A Nantes, une douzaine de lycées publics sont partiellement ou totalement bloqués dans l'agglomération nantaise. A 11h, près d'un milliers de lycéens manifestaient de manière désorganisée en ville.

11h15: A Lille, deux lycées bloqués
Le lycée Faidherbe de Lille et le lycée Valentine-Labbé à La Madeleine sont bloqués.

11h03: Nouveaux affrontements à Brest
Quelque deux cents lycéens manifestent dans les rues de Brest où de nombreuses voitures sont dégradées à leur passage et des grenades lacrymogènes sont tirées par les gendarmes mobiles. Un manifestant est interpellé.