Mercredi, c'est manif!

EDUCATION Enseignants, lycéens et parents d'élèves appellent à une journée de manifestations partout en France...

Maud Descamps

— 

Les lycéens ont à nouveau exprimé jeudi leur opposition aux suppressions de postes prévues à la rentrée, lors d'une manifestation à Paris émaillée d'incidents, assurant qu'ils ne désarmeraient pas malgré les vacances franciliennes.
Les lycéens ont à nouveau exprimé jeudi leur opposition aux suppressions de postes prévues à la rentrée, lors d'une manifestation à Paris émaillée d'incidents, assurant qu'ils ne désarmeraient pas malgré les vacances franciliennes. — Joël Saget AFP

Enseignants, lycéens et parents d'élèves appellent à une journée de manifestations partout en France mercredi, alors que les actions locales et l'agitation dans les IUT se multiplient. Assez inhabituelle en cette période de l'année, celle-ci n'a pas été exempte, ces dernières 48 heures, d'incidents, ici et là, et qui inquiètent les chefs d'établissement.

Investir dans l'éducation

Des dizaines de rassemblements, d'actions et de manifestations se dérouleront mercredi dans toute la France pour demander au gouvernement d'«investir dans l'éducation». A l'origine de cette mobilisation, sans appel à la grève: les principales fédérations de l'Education, des organisations lycéennes et étudiantes, les parents de la FCPE, ou encore des mouvements pédagogiques, qui entendent notamment protester contre les suppressions de postes d'enseignants.

A dix jours des vacances de Noël, le secteur de l'Education semblait touché par de multiples mouvements. Des lycées étaient en effervescence mardi. A Brest, des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont éclaté en marge d'une manifestation qui a réuni 200 lycéens. Quatre personnes ont été interpellées.

Le mouvement se durcit


Des «débordements» ont également été signalés à Nantes à l'occasion de manifestations de lycéens. Le SNPDEN, principal syndicat de chefs d'établissements, estime que «la mobilisation est en train de monter», qu'elle est «dure» et a fait part de craintes pour le mois de janvier.

En Basse-Normandie, selon le rectorat, 33 établissements sur 70 étaient perturbés. Plusieurs dizaines de manifestations de lycéens ou blocages d'établissements ont également été signalées par les autorités en Ille-Vilaine, Vendée, dans les Côtes d'Armor, le Finistère, en Mayenne, en Sarthe ou dans le Maine-et-Loire.

A Bordeaux 1.200 lycéens ont manifesté, tandis que 700 défilaient à Mont-de-Marsan (Landes), selon la police. Les lycéens étaient 400 à Rennes, où des dégradations ont été signalées dans un lycée, entre 200 à 300 à Morteau (Doubs), 200 à Saint-Maximin (Var), une centaine à Dole et Saint-Claude (Jura). A Aix-en-Provence, on comptait entre 300 et 400 personnes. Sur les 105 lycées de l'académie, «une trentaine ont fait l'objet de tentatives de blocage total ou filtrant», selon le rectorat.

Dans un communiqué, l'organisation lycéenne Fidl annonce qu'elle «appellera à des dates de manifestations nationales en janvier».