Des caméras pour garder un oeil sur le site

- ©2008 20 minutes

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Treize hectares entourés par les champs et les bois. La nouvelle profanation a relancé, hier, le débat sur la sécurisation de Notre-Dame-de-Lorette. « On ne peut pas clôturer un tel espace, reconnaît Michel Haut, président de l'association des Gardes d'honneur de Notre-Dame-de-Lorette. Et puis, un cimetière doit rester un lieu ouvert à tous. »

Après les profanations d'avril dernier, les autorités étaient tombées d'accord sur l'installation de caméras de vidéosurveillance. Sur place hier, Jean-Marie Bockel a confirmé leur installation pour début 2009. « Cette profanation est arrivée avant, c'est malheureux. Tout sera mis en place dès l'année prochaine », a déclaré le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants. « Avant, il y avait une haie qui entourait les stèles, se souvient Michel Haut. Ça cachait un peu le truc. Mais ça nécessitait un gros entretien. »

Salarié du musée Notre-Dame-de-Lorette, David Bardiaux préconise une solution radicalement différente. « Plutôt que de penser à installer des caméras, il faudrait d'abord éclairer, comme au Mémorial canadien de Vimy. Si le site ne restait pas dans le noir pendant la nuit, ce serait plus difficile de passer incognito. »

En attendant, les gendarmes continueront les rondes qu'ils ont mises en place depuis avril dernier. En ciblant les potentielles dates à risque. Et sans aucune garantie. Dimanche soir, ils sont passés à proximité des stèles vers minuit. Sans rien voir.

V. V.