Déconfinement en Bretagne : Une fausse alerte et une centaine de personnes évacuées d’une ancienne carrière près de Redon

RASSEMBLEMENT D’importants moyens ont été déployés pour retrouver une personne qui avait sauté à l’eau

Camille Allain

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Illustration d'un sauvetage en hélicoptère de la gendarmerie, ici lors d'un exercice au-dessus de Rennes.
Illustration d'un sauvetage en hélicoptère de la gendarmerie, ici lors d'un exercice au-dessus de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils étaient une centaine, venus profiter du déconfinement. Répartis en petits groupes, parfois en famille ou entre copains, pour profiter de la fraîcheur des bords de l’ancienne carrière du Clos-Pointu, à Saint-Malo-de-Phily, entre Redon et Rennes (Ille-et-Vilaine). En cette journée ensoleillée, certains avaient amené l’apéro, d’autres se baignaient dans l’eau froide et bleue turquoise alors que c’est strictement interdit. Jeudi, les gendarmes de Redon ont été appelés pour évacuer l’ancienne carrière. A leur arrivée, on leur a signalé une personne disparue. D’importants moyens ont été dépêchés pour ce qui ressemble à une fausse alerte.

« Quand nous sommes arrivés, il y avait beaucoup de monde au bord de l’eau. Certains se baignaient. Nous avons commencé à évacuer tout le monde », raconte le capitaine Clémentine Bord, adjointe à la compagnie de Redon.

Une personne portée disparue ?

Alors que les gens commencent à quitter le site, deux jeunes femmes s’agitent de l’autre côté du plan d’eau. Du haut des falaises, elles appellent les secours. Elles ont vu quelqu’un plonger mais ne jamais remonter. Après des premières recherches, les gendarmes décident d’alerter les pompiers. Ces derniers dépêchent leurs plongeurs et une embarcation sur laquelle des chiens de recherche sont embarqués. Le Samu 35 dépêche même son hélicoptère pour survoler la zone. « Il fallait lever le doute », précise la capitaine de gendarmerie. Après deux heures d’intenses recherches, l’opération est levée. « On peut s’orienter vers une fausse alerte », estime le capitaine Bord.

Quinze jeunes verbalisés

Avant de quitter les lieux, les gendarmes ont verbalisé une quinzaine de jeunes qui refusaient de lever le camp. Ils ont écopé d’une amende de 135 euros chacun pour non-respect de l’interdiction de rassemblement dans le cadre de l’urgence sanitaire.

Aux beaux jours, le site de Saint-Malo-de-Phily est régulièrement occupé par les jeunes, ce qui n’est pas sans poser de problèmes. Interdite d’accès, l’ancienne carrière est entourée d’un grillage empêchant l’accès aux berges. Mais la protection a été couchée à plusieurs endroits et certains continuent de s’y introduire malgré l’interdiction. « Le site est dangereux car l’eau est profonde et que les berges ne sont absolument pas sécurisées », précise la gendarmerie. La baignade y est interdite.