Affaire Montes: relaxé dans une autre affaire, il reste en détention provisoire

JUSTICE Le violeur présumé avait été remis en liberté par erreur en octobre dernier...

J.M. avec agence

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Jorge Montes, le violeur présumé libéré il y a une semaine à la faveur d'une erreur d'écriture, a été réincarcéré vendredi soir à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) sur décision de la cour d'appel de Paris, a-t-on appris de source judiciaire.
Jorge Montes, le violeur présumé libéré il y a une semaine à la faveur d'une erreur d'écriture, a été réincarcéré vendredi soir à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) sur décision de la cour d'appel de Paris, a-t-on appris de source judiciaire. — AFP/Archives
Jorge Montes, le violeur présumé libéré par erreur le 23 octobre avant d'être réincarcéré sur décision de la cour d'appel de Paris, a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel de Paris dans un autre dossier, où il était poursuivi pour des violences présumées sur un ancien colocataire. Il restera cependant en détention provisoire en attendant d'être jugé pour viol, d'ici à l'été 2009, à Créteil.

Lors de l'audience du 18 novembre, le prévenu avait assuré qu'il «ne s'était rien passé». Une version en partie confirmée par son ancien colocataire, Mario Rivas, qui avait reconnu que «les coups de couteau ne (lui) étaient pas destinés» et que ce soir-là, Jorge Montes s'était juste «énervé». Le ministère public avait cependant requis une peine d'un an de prison ferme.

Un montage judiciaire pour réparer une bévue

«Cette interpellation tombait au bon moment», avait alors estimé Patrick Maisonneuve. L'avocat du violeur présumé dénonçait une machination destinée à réparer la bévue judiciaire: «Le mercredi, mon client est placé en garde à vue et celle-ci se termine pile au moment où la cour d’appel décide de le renvoyer en détention provisoire. Cette affaire providentielle a été montée pour mettre Jorge Montes à la disposition de la justice à la demande du garde des Sceaux.»

Jorge Montes avait en effet été interpellé le 29 octobre, à la suite de la plainte de Mario Rivas, qui avait reconnu à l'audience qu'il n'aurait jamais déposé plainte si les policiers ne l'avaient pas convoqué par téléphone au mois d'octobre. Dès le lendemain, Nicolas Sarkozy avait déposé «une requête en rectification d'erreur matérielle» auprès du parquet général. La cour d'appel de Paris avait finalement ordonné son placement en détention le 31 octobre, avant la fin de la garde à vue.