Nicolas Sarkozy en visite dans une unité de soins psychiatriques

SANTE C'est la première fois qu'un Président effectue un tel déplacement...

Catherine Fournier, envoyée spéciale

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Nicolas Sarkozy a annoncé mardi une série de mesures destinées à limiter le coût social de la crise économique, dont l'extension du contrat de transition professionnel (CTP), et proposé un assouplissement de la réglementation sur le chômage partiel.
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi une série de mesures destinées à limiter le coût social de la crise économique, dont l'extension du contrat de transition professionnel (CTP), et proposé un assouplissement de la réglementation sur le chômage partiel. — Eric Feferberg AFP

C'est une première pour un Président français. Nicolas Sarkozy se rend mardi en fin de matinée dans une unité de soins psychiatriques d'Antony (Hauts-de-Seine). Un déplacement sur le thème de l'hospitalisation en milieu psychiatrique, a précisé dimanche l'Elysée.

Le président a récemment réclamé une «réforme en profondeur» de l'hospitalisation psychiatrique, envisageant notamment le fichage des personnes hospitalisées d'office, après la mort d'un jeune homme poignardé par un homme échappé d'un hôpital à Grenoble.

Le chef de l'Etat est accompagné dans sa visite de l'établissement Erasme par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et le président du conseil général du département, Patrick Devedjian. A suivre en «quasi-live» grâce à notre envoyée spéciale à Antony.

12h45: Première réaction à chaud. «C'est un discours sécuritaire, très inquiétant. Nous avons passé des années à essayer d'abattre les murs autour de l'hôpital, et là on veut les remonter. Pour ce qui est de la géolocalisation des patients, c'est bien pour les malades atteints de la maladie d'Alzheimer, inutile pour les autres», explique Angelo Poli, président du syndicat des psychiatres d'exercice public.

12h41:
«Le malade est une personne humaine. Un hôpital ne sera jamais une prison. Des malades en prison c'est un scandale. Et des malades dans la rue c'est un scandale aussi», conclut Nicolas Sarkozy. Fin du discours.

12h37:
«Il faut que l'hôpital psychiatrique ait un patron et un seul», martèle Nicolas Sarkozy, avant de lier la réforme des hôpitaux psychiatriques à celle de la réforme de l'hôpital voulue par Roselyne Bachelot. «Il n'y aura pas de moyens supplémentaires sans les réformes».

12h30:
Nicolas Sarkozy annonce une réforme de l'hospitalisation d'office. Il veut que le préfet décide de la sortie d'un patient en se basant sur un avis rendu par un collège de trois soignants. «Je ne suis pas pour une société d'experts, dit-il. C'est le représentant de l'Etat qui décide».

12h29:
Quatre unités en plus pour malades difficiles avec 40 lits chacune: avec 40 millions d'euros alloués; en plus des 30 millions déjà annnoncés.

12h27:
Les annonces continuent: Sarkozy veut 200 chambres supplémentaires d'isolement en complément intermédiaire aux unités de malades difficiles.

12h26: Nicolas Sarkozy veut la mise en place d'un dispositif de géocalisation pour des patients hospitalisés sans leur consentement et qui fuguent.


12h24: Le Président annonce un plan de sécurisation des hopitaux de 30 millions d'euros pour mieux contrôler les entrées et les sorties des hopitaux psychiatriques.

12h20: Début du discours de Nicolas Sarkozy.

11h40: Avant d'entamer son discours, le Président effectue une tournée dans les locaux de l'hôpital et en profite pour s'adresser au personnel et aux journalistes présents.

«C'est parce que notre société a voulu cacher ce qu'on appelle les fous que c'est la première fois qu'un président de la République visite un hôpital psychatrique», faisant ainsi référence au caractère inédit de ce déplacement.

«Je ne veux pas que les hôpitaux deviennent des prisons, mais il faut garantir la sécurité de celui qui est dans la rue», poursuit-il, avant de s'adresser directement au personnel: «Vous travaillez la pâte humaine dans ce qu'elle a de plus paroxystique».

11h30: Nicolas Sarkozy est arrivé à l'hôpital tandis que les journalistes sont toujours parqués dans un couloir.

11h10: Arrivée de Roselyne Bachelot qui tente une blague: «J'ai mis un manteau violet Carla».

11h: Le syndicat Sud accueille les journalistes venus couvrir l'événement avec des banderoles portant l'inscription «L'hôpital n'est pas une prison». Ces mêmes journalistes sont soumis à une fouille dans les règles avant d'être conduits dans la salle où aura lieu le discours du Président.