Loi Dalo: premiers dossiers, premières bousculades

JUSTICE Des familles soutenues par l'association Droit au logement ont été bloquées par la police aux abords du tribunal administratif de Paris...

Avec agence

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"Considérer aujourd'hui qu'une tente constitue un débarras sur la voie publique est une injure", s'est indigné Jean-Baptiste Eyraud, affirmant que l'article invoqué visait habituellement l'encombrement par des gravats ou des détritus.
"Considérer aujourd'hui qu'une tente constitue un débarras sur la voie publique est une injure", s'est indigné Jean-Baptiste Eyraud, affirmant que l'article invoqué visait habituellement l'encombrement par des gravats ou des détritus. — Bertrand Guay AFP/Archives

Débuts mouvementés pour les procédures relatives au droit au logement opposable (Dalo). Des bousculades ont eu lieu, ce lundi matin un peu avant 10h, entre la police et des familles venues saisir le tribunal administratif de Paris et soutenues par l'association Droit au logement (Dal).

Les familles, une trentaine de personnes au total, qui venaient déposer une vingtaine de dossiers, ont été bloquées par un cordon de policiers de la préfecture de police à l'angle des rues Fourcy et Jouy (4e arrondissement) où se trouve le tribunal administratif.

Le président du Dal au sol

Des bousculades se sont alors produites et le président du Dal, Jean-Baptiste Eyraud, s'est retrouvé à terre. «On n'a rien fait de mal! On vient juste saisir la justice. Pourquoi nous empêche-t-on de passer?», a protesté le militant.

Les familles ont finalement pu commencer à déposer leurs dossiers. Selon le Dal, «un délai de deux mois maximum est attendu avant l'audience mais ce délai pourrait être dépassé en fonction du nombre des dossiers déposés».

Des personnes isolées et une représentante de la Fondation Abbé Pierre ont de leur côté également déposé des dossiers au tribunal administratif.