Le nombre de séropositifs en France en baisse en 2007

SANTE L'épidémie de sida a poursuivi en 2007 le ralentissement de sa progression, entamé en France en 2004, selon une étude publiée par l'Institut de veille sanitaire (InVS)...

Avec agence

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Capture d'écran du site du Sidaction.
Capture d'écran du site du Sidaction. — sidaction.org

Moins de séropositifs découverts chaque année. C’est le bilan d’une étude rendue publique ce lundi par l'Institut de veille sanitaire (InVS), à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Le ralentissement de la progression de l’épidémie du Sida, entamé en France en 2004, s’est poursuivi en 2007.

Sur les 5,03 millions de tests de dépistage réalisés au cours de l'année 2007, 10 600 ont révélé une contamination par le VIH et environ 6 500 personnes ont appris qu'elles étaient séropositives à cette occasion (contre 7 500 découvertes de séropositivité en 2004 et 7 000 en 2006), selon les données transmises par les quelque 4 300 laboratoires d'analyses français.

Cette «tendance positive reste à confirmer»


Le nombre de diagnostics de sida a également diminué de 12 % en 2007, pour s'établir à environ 1 200. Mais «6 500 découvertes de séropositivité, c'est encore trop, beaucoup trop», confie Alain Legrand, directeur général délégué de l'association Aides, tandis que pour Bertrand Audoin, directeur général de l'association Sidaction, cette «tendance positive reste à confirmer», car la baisse «reste faible».

Les auteurs de l’étude de l’InVS soulignent également que «la diminution du nombre de découvertes de séropositivité ne permet pas de dire qu'il y a une baisse du nombre de nouvelles contaminations».

«30 000 personnes infectées par le VIH en France l'ignoreraient encore»


Pierre-Marie Girard, qui dirige le service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, rappelle qu'«environ 30 000 personnes infectées par le VIH en France l'ignoreraient» encore.

Si la tendance générale est à la baisse, le risque de contamination demeure élevé chez les homosexuels masculins, directement touchés par le relâchement des attitudes de prévention. Si la majorité des personnes ayant appris qu'elles étaient séropositives en 2007 ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels (60 %), la proportion d'homosexuels parmi les nouveaux diagnostics de séropositivité a augmenté au cours des cinq dernières années, passant de 26 % en 2003 à 38 % en 2007.

Le nombre d'homosexuels ayant découvert leur séropositivité s'est en revanche stabilisé pour la première fois en 2007, autour de 2 500 cas, après avoir augmenté depuis 2004, un chiffre jugé «encourageant» par Alain Legrand.

Il faut enfin noter que l'amélioration globale observée résulte principalement de la baisse du nombre de découvertes de séropositivité enregistrée régulièrement depuis 2003 chez les personnes d'origine étrangère (environ 2 300 cas en 2007, soit 35 % des diagnostics de séropositivité).

Retrouvez notre dossier sur la journée mondiale du Sida ici.