Le cancer, un facteur de précarité pour les salariés

SANTE Un chef d'entreprise sur quatre estime ne pouvoir garder un salarié malade au-delà de 3 mois d'absence, selon une enquête présentée dimanche à la première Convention de la soc...

Avec agence

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Moins d'un chef d'entreprise sur deux estime que le cancer est un facteur de précarité, mais un sur quatre estime ne pouvoir garder un salarié malade au-delà de 3 mois d'absence, selon une enquête présentée dimanche à la première Convention de la société face au cancer.
Moins d'un chef d'entreprise sur deux estime que le cancer est un facteur de précarité, mais un sur quatre estime ne pouvoir garder un salarié malade au-delà de 3 mois d'absence, selon une enquête présentée dimanche à la première Convention de la société face au cancer. — Alain Julien AFP/Archives

Moins d'un chef d'entreprise sur deux estime que le cancer est un facteur de précarité. Pourtant un sur quatre estime ne pouvoir garder un salarié malade au-delà de 3 mois d'absence, selon une enquête présentée dimanche à la première Convention de la société face au cancer.

Organisée par la Ligue contre le cancer, la Convention a pour objectif d'interpeller et d'impliquer la société tout entière sur les questions posées par cette maladie en dehors du strict champ médical. A cette occasion, la ligue a interrogé un panel de 200 médecins généralistes, 404 maires et 402 chefs d'entreprise.

Les médecins semblent mieux «percevoir les conséquences» du cancer, selon la ligue. 73% des généralistes interrogés jugent que c'est «un facteur de précarité économique», contre 64% des maires et 49% des chefs d'entreprise.

Aides de la municipalité

Au-delà de 3 mois d'absence, un chef d'entreprise sur quatre avoue pourtant qu'il n'aurait pas les moyens de garder un salarié atteint de cancer, surtout dans les entreprises de moins de 10 salariés.

En moyenne, 16% des chefs d'entreprises disent avoir déjà eu un cas de cancer parmi leurs salariés. Ce chiffre monte à 64% dans les entreprises de 50 à 99 salariés et à 73% dans celles de plus de 100 salariés.

Au niveau des maires, plus la taille de la commune est importante, plus la municipalité a été sollicitée pour des aides liées au cancer: 41% des communes de plus de 10.000 habitants contre 10% des communes de moins de 2.000 habitants. Au total, 86% des maires déclarent que leur municipalité n'a jamais été sollicitée.

Les généralistes peu impliqués dans le traitement

Enfin une grande majorité de généralistes déclare prendre part aux différents aspects de la prise en charge du cancer: réalisation du diagnostic (88%), du suivi après la sortie de l'hôpital (84%) ou du conseil aux familles (77%). En revanche, ils sont moins de 40% à être «très» ou «assez impliqués» dans la prise de décisions concernant le traitement et son suivi.

L'enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 30 octobre par l'institut LH2.