Grève à l'école: pour Darcos, «la France avance plus vite que les cortèges»

EDUCATION Le ministre de l'Education nationale s'en prend aux syndicats...

J.M. avec agence
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Un écolier sur cinq du public bénéficie de "l'aide personnalisée" mise en place cette année, dans la moitié des cas le midi, selon un bilan du ministère de l'Education nationale, mais certains acteurs s'interrogent sur l'efficacité de ce soutien et la pérennité du dispositif.
Un écolier sur cinq du public bénéficie de "l'aide personnalisée" mise en place cette année, dans la moitié des cas le midi, selon un bilan du ministère de l'Education nationale, mais certains acteurs s'interrogent sur l'efficacité de ce soutien et la pérennité du dispositif. — Boris Horvat AFP

La grève dans l'enseignement, c'est parti. Dès ce jeudi matin, Xavier Darcos s'est fendu de quelques déclarations sur l'antenne de «RTL». Le ministre de l'Education nationale s'en est pris aux syndicats, qu'il accuse de faire de la «résistance au changement».

«J'ai envie de dire à ceux qui font la grève qu'il faut qu'ils fassent attention parce que le monde, la France avancent plus vite que les cortèges», a-t-il prévenu. Il estime que le recours répété aux grèves est «démodé».

«410 millions d'euros pour améliorer la condition des enseignants»

Xavier Darcos dit «entendre la grève», qui s'annonce «importante», mais prédit «moins d'un gréviste sur deux dans le second degré». Il interprète à sa façon la résistance des syndicats: c'est, selon lui, «la preuve que ce que nous faisons est efficace».

S'agissant des suppressions de postes, motif principal de la grève ce jeudi, Xavier Darcos a répété que «la question» était celle «des services» rendus par l'Education et de l'amélioration de la rémunération des enseignants. Il a assuré se préparer à «dépenser 410 millions d'euros pour améliorer leur condition».

>> Service minimum d'accueil à l'école, le point ville par ville

Interrogé sur le service minimum d'accueil (SMA) dans le primaire que nombre de communes de gauche n'appliqueront pas(lien), il a fait valoir qu'il s'agissait «d'une pure question politique», parlant de «double peine» pour les parents (pas d'accueil des enfants et prise d'un jour de congé), s'en prenant nommément à Bertrand Delanoë à Paris et Gérard Collomb à Lyon.

Quant aux sanctions infligées aux communes ne mettant pas en oeuvre le SMA, Xavier Darcos a affirmé que «dans certaines villes du sud, les tribunaux administratifs ont créé des astreintes de 10.000 euros par heure pour les villes qui ne le feront pas».

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