Poupées vaudou: Sarkozy veut être traité comme tout le monde

JUSTICE Débouté fin octobre, son appel a été examiné ce jeudi...

J.M. avec agence

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L'appel du président Nicolas Sarkozy dans l'affaire de la poupée vaudoue sera examiné par la cour d'appel de Paris le 13 novembre, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
L'appel du président Nicolas Sarkozy dans l'affaire de la poupée vaudoue sera examiné par la cour d'appel de Paris le 13 novembre, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. — Franck Fife AFP/Archives

Nicolas Sarkozy ne veut être traité «ni mieux, ni moins bien qu'un autre». C'est ce qu'a assuré ce jeudi son avocat, Thierry Herzog, après l'examen de sa demande d'appel dans l'affaire de la poupée vaudou. Le chef de l'Etat avait été débouté de sa plainte fin octobre, le tribunal des référés estimant que le «Manuel vaudou» s'inscrit «dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour».

L'avocat de Nicolas Sarkozy, avait jugé que «la décision n'était pas conforme à la jurisprudence», certaines mentions du jugement étant «étrangères au droit à l'image». Il appelle désormais les magistrats à infirmer ce jugement, qui «a envahi le Net et défrayé la chronique judiciaire».

«Incitation à la haine» contre «débat d'opinion»

Thierry Herzog, dénonçant une «une opération commerciale» réalisée sans l'aval du président, a même évoqué «les rites animistes du vaudou». Selon lui, pousser des gens à blesser Nicolas Sarkozy en criblant sa poupée d'aiguilles «dépasse de loin le droit à la caricature» et fait figure d'«incitation à la haine».

De son côté, l'avocat de Tear Prod, la société qui a édité le coffret, aujourd'hui en rupture de stock, a rappelé que les aiguilles visent «non pas la personne, mais les idées qui sont brocardées sur cette poupée» incitant à «participer au débat d'opinion». La chambre des référés de la cour d'appel s'est laissé quinze jours de réflexion. Elle rendra sa décision le 28 novembre.