Ségolène Royal annoncera ses propositions «pour la gouvernance du PS» mercredi

POLITIQUE A quelques jours du congrès de Reims, la gagnante du vote des militants A réuni ses troupes ce lundi au Sénat...

J.M. avec agence

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Ségolène Royal, prétendante au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès de novembre, a critiqué samedi devant des militants à Bordeaux "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", à propos notamment de la flambée du prix des carburants.
Ségolène Royal, prétendante au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès de novembre, a critiqué samedi devant des militants à Bordeaux "un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant", à propos notamment de la flambée du prix des carburants. — Pierre Andrieu AFP

Après la victoire de sa motion, arrivée en tête du vote des militants socialistes, Ségolène Royal voulait «faire le point» sur le scrutin à quelques jours du congrès de Reims. Elle a annoncé qu'elle ferait mercredi les propositions de sa motion «pour la gouvernance du PS», au sortir d'une réunion au Sénat, avec l'ensemble de ses mandataires départementaux.

Il s'agira d'«un texte de base» ayant «vocation à être enrichi» par «des idées complémentaires», a précisé l'ex-candidate à la présidentielle. Elle assure que Martine Aubry et Bertrand Delanoë seront sollicités pour ajouter des «points essentiels» au «texte de base». Son équipe s'attèle donc à la tâche, avec pour objectif la «rénovation» et «du changement».

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Le retour en grâce de la madone du PS a déjà provoqué remous et commentaires en tout genre. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, qui avait annoncé son départ du Parti socialiste pour former un nouveau parti de gauche, appelle à «se faire une raison». Le sénateur de l'Essonne estime que Ségolène Royal a déjà «gagné le congrès socialiste», et que le PS «est un parti de centre gauche depuis jeudi soir».

Mais l'idée d'une alliance avec le MoDem ne séduit pas tout le monde. Ainsi Henri Emmanuelli, soutien de la motion de Benoît Hamon, à gauche du PS, rappelle qu'il s'agit là d'une «stratégie minoritaire» et que les voix d'un «rassemblement de la gauche représentent 70% du parti». Il prône donc une alliance avec «les amis» de Martine Aubry et ceux de Bertrand Delanoë.

Gare aux alliances et aux combats de chefs

Du côté du clan Delanoë, on s'indigne contre «les jeux d'alliances et les tractations officieuses». Le député-maire de Lens, Guy Delcourt, réclame un «vrai vote démocratique», avec un candidat pour chacune des quatre motions arrivées en tête du vote des militants. Les «scores serrés» justifiant, selon lui, cette pratique.

Chez les partisans de Martine Aubry, on est tenté de «laisser sa chance à Ségolène Royal». Jean-Christophe Cambadélis veut croire au rassemblement, et refuse de s'engager «dans un combat de chefs». Il appelle cependant la gagnante du vote du 6 novembre à proposer autre chose que «des noms», et attend qu'elle se prononce sur «une orientation».

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