Procès du meurtre du petit Marc: «Perpétuité! C'est emmurer quelqu'un vivant»

JUSTICE Les avocats des bourreaux du petit Marc ont tenté, mercredi, d'humaniser leurs clients...

A Douai, Vincent Vantighem

— 

Les frères Jourdain, Patrick Henry et même Michel Fourniret. Mercredi, tous ces assassins se sont invités au procès des tortionnaires du petit Marc, aux assises du Nord, à Douai. «Eux avaient choisi de tuer des enfants. Pas lui», a attaqué Frank Berton en pointant du doigt David Da Costa, son client. A l'heure de plaider, le pénaliste a tenté d'humaniser le principal accusé dans le but de lui éviter la perpétuité. «Il n'a jamais voulu tuer Marc. La perpétuité, c'est emmurer quelqu'un vivant!», a-t-il tonné dans le prétoire. Avant de rappeler que le beau-père du bambin est le seul des neufs accusés à avoir avoué.
 
«Vous me faites peur»

Assise à ses côtés dans le box, Isabelle Gosselin n'a, elle, toujours pas reconnu le «défaut de soins». La maman qui a assisté, sans rien faire, au calvaire de son fils pendant six semaines était pourtant quelqu’un de bien. «Pendant trente-deux ans au moins, ont rappelé ses trois avocats. Avant une chute de six semaines en enfer.» C'est pour cette chute qu'elle risque aussi la prison à perpétuité. «Vous me faites peur, lui a dit Philippe Simoneau, l'un de ses conseils. Ça signifie que ce genre de drame peut arriver à n'importe qui...»

>>> Le verdict sera rendu ce jeudi matin.