La SNCF a les caténaires à vif

David Carzon - ©2008 20 minutes

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L'incident de trop, mais difficilement évitable. Samedi soir, à la suite d'un problème de caténaire, une cinquantaine de TGV Atlantique ont connu des retards pouvant aller jusqu'à six heures. Survenue vers 17 h 30 à hauteur de Marcoussis (Essonne), la panne a provoqué l'arrêt total de la circulation sur les deux voies. A la gare de Paris Montparnasse, une rame a été mise à disposition des passagers bloqués sur place pour se reposer et dormir, tandis que les TGV ont été déroutés pour leur permettre d'arriver à leur destination (lire ci-dessous).

Dès samedi soir, le ministre des Transports, Dominique Bussereau, est monté au créneau pour dénoncer « un incident de trop qui pénalise les passagers » et demander « un rapport sur ces dysfonctionnements ». Avant de se radoucir après l'annonce de la SNCF stipulant qu'il s'agissait d'un problème d'origine criminelle, en l'occurrence des tirs de fusil ayant entraîné la rupture d'une caténaire. Le ministre a confirmé devoir signer aujourd'hui un contrat « de plusieurs milliards d'euros » avec Réseau ferré de France (RFF) afin, notamment, de financer la rénovation des caténaires, comme le prévoit un rapport d'inspection demandé après une série de défaillances. Ce rapport recommande de faire passer l'enveloppe de 190 millions d'euros, alloués en 2008 par RFF à la SNCF pour les caténaires, à 240 millions d'euros pendant au moins quatre ans, pour non seulement les entretenir, mais aussi les renouveler.