La garde à vue de Jorge Montes, le violeur présumé remis en liberté le 23 octobre après une erreur d'écriture de la chambre de l'instruction, a été prolongée jeudi matin de 24 heures dans le cadre d'une affaire d'agression, a-t-on appris de source judiciaire.
La garde à vue de Jorge Montes, le violeur présumé remis en liberté le 23 octobre après une erreur d'écriture de la chambre de l'instruction, a été prolongée jeudi matin de 24 heures dans le cadre d'une affaire d'agression, a-t-on appris de source judiciaire. — AFP/Archives

JUSTICE

Retour en détention ordonné pour le violeur libéré par erreur

La cour d'appel de Paris a décidé que Jorge Montes...

La cour d'appel de Paris a ordonné ce vendredi le retour en détention de Jorge Montes, un violeur présumé, libéré par erreur le 23 octobre, a annoncé son avocat Patrick Maisonneuve, qui entend se pourvoir en cassation.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel «a décidé de faire droit à la demande de rectification qui avait été présentée par le parquet général. Je le regrette et je vais immédiatement former un pourvoi en cassation», a-t-il déclaré à la presse à l'issue de l'audience à huis clos.

«Un bouleversement en ce qui concerne la rectification d'erreur matérielle»

Le parquet général a immédiatement indiqué qu'il «procédait à la mise à exécution de cet arrêt», c'est-à-dire à l'incarcération de Jorge Montes.

«C'est un véritable bouleversement en ce qui concerne la rectification d'erreur matérielle», a lancé l'avocat.

Cette requête en rectification d'erreur matérielle avait été déposée par le parquet général, «en exécution des instructions du garde des Sceaux» après une intervention de Nicolas Sarkozy qui avait évoqué la «décision invraisemblable» de le libérer.

Placé en garde à vue dans une autre affaire

Mis en examen dans une affaire d'enlèvement, de séquestration et de viols présumés, Jorge Montes avait été remis en liberté à la faveur d'une erreur d'écriture de la chambre de l'instruction, qui avait «infirmé» au lieu de confirmer son maintien en détention provisoire dans un arrêt du 17 octobre.

Placé en garde à vue mercredi matin dans une autre affaire, il a été déféré ce vendredi matin devant le parquet de Paris qui doit décider des suites judiciaires à donner à cette affaire, selon une source judiciaire.