Besancenot espionné: sept personnes, dont le PDG de Taser France, sont mis en examen

JUSTICE Une information judiciaire a été ouverte......

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Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, annonce qu'il ne se rendra pas le 8 février à la réunion des partis de gauche, dans un entretien à L'Express à paraître jeudi.
Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, annonce qu'il ne se rendra pas le 8 février à la réunion des partis de gauche, dans un entretien à L'Express à paraître jeudi. — Gérard Julien AFP/Archives

Sept personnes, dont Antoine Di Zazzo, le directeur de Taser France, ont été mis en examen et placées sous contrôle judiciaire dans l'enquête sur l'espionnage présumé d'Olivier Besancenot.

«Sept personnes ont été déférées jeudi matin», avait confié ce jeudi matin le parquet de Paris, précisant qu'une information judiciaire, avec la désignation d'un juge d'instruction, a été ouverte dans la matinée.

Les chefs d'ouverture de cette information judiciaire sont, entre autres, la violation de secret professionnel et l'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données.

Le parquet de Paris, selon la même source, devrait requérir le placement sous contrôle judiciaire de ces sept personnes, parmi lesquelles figurent également des policiers, anciens policiers, et des membres de l'agence de détectives Dussaucy.

Le rapport d'espionnage saisi chez SMP Technologies

Des perquisitions menées cette semaine au siège de SMP Technologies et chez Dussaucy ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments qui semblent montrer un lien entre les deux sociétés.

Le rapport d'espionnage du porte-parole de la LCR a ainsi été saisi chez SMP Technologies. Deux virements de SMP Technologies vers le cabinet Dussaucy ont également été identifiés.

Mamère défendra Besancenot

Par ailleurs, le député-maire Vert de Bègles, Noël Mamère, a indiqué jeudi qu'il assurera la défense du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris.

Olivier Besancenot est poursuivi en diffamation par la société SMP technologies, qui distribue en France le pistolet à impulsion électrique Taser et comparaîtra le 20 octobre devant la 17ème chambre correctionnelle.