Les seniors ne font plus fausse route

A Nantes, Guillaume Frouin - ©2008 20 minutes

— 

Prévenir plutôt que guérir. Alors que s'ouvre mardi prochain la Semaine de la sécurité routière, cinquante retraités âgés de 60 à 88 ans testaient, hier, leurs réflexes au volant sur le circuit automobile détrempé de Fay-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Un stage gratuit pour répondre à ceux qui réclament la mise au ban des automobilistes âgés, après chaque accident mortel les impliquant.

« Cela ne sert à rien d'imposer une limite d'âge pour conduire, estime Marie-Madeleine, 68 ans. Il faut plutôt que chacun réactualise ses connaissances. » Pour les seniors, le Code de la route a, il est vrai, beaucoup changé. « Quand ils ont passé leur permis de conduire, il n'y avait presque aucun rond-point », explique ainsi Patrick Robin, organisateur de la journée et chargé de mission auprès de l'Office des retraités et personnes âgées de Nantes (Orpan). L'étude des carrefours giratoires, prévue au programme de la journée, était d'autant plus utile que Nantes est réputée pour son nombre élevé de ronds-points. « Les technologies ont aussi beaucoup évolué, ajoute Patrick Robin. La plupart des seniors ne savent pas quelle est la réaction de l'ABS quand il faut piler. Et peu d'entre eux auraient pris pour cela des cours complémentaires dans une auto-école. »

Exercices de conduite, manoeuvres en marche arrière, freinage en évitant des obstacles, tests du Code... Plusieurs autres exercices leur avaient été réservés hier sur le circuit. L'an passé, sur 88 personnes tuées sur la route en Loire-Atlantique, 16,5 % étaient des personnes âgées de plus de 65 ans.