La mère d'Antoine accuse le procureur

DISPARITION Elle et son compagnon auraient le profil de «coupables idéaux» pour le magistrat...

E. D.

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AFPTV

Trois semaines qu’on le cherche. Alors qu’Antoine a disparu à Issoire le 11 septembre, sa mère a accordé une interview au Figaro dans lequel elle revient sur les soupçons qui pèsent sur elle.

Une enquête à charge
Pour Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, il ne fait aucun doute que «le magistrat cherche à détruire [sa] réputation parce qu'il s'est mis en tête que [son] compagnon et [elle], à cause de [leur] casier judiciaire et de [leur] mode de vie atypique, ont le profil de coupables idéaux». «J’ai le sentiment que le procureur ne cherche pas un enfant, mais un cadavre», lâche la jeune mère.

Des pistes non explorées
Elle estime notamment que le magistrat a «passé sous silence les éléments d'enquête qui ne servent pas son hypothèse». La mère du garçonnet estime «compte que plusieurs témoignages importants, recueillis aux premiers jours de l'enquête, n'ont jamais été évoqués». Des témoignages qui parlent d’une voiture et de bruits dans l’escalier à 20h30 le soir de la disparition. Elle souligne par ailleurs que d’autres témoins ont assuré avoir vu de la lumière dans la chambre de l’enfant plus tôt dans la soirée.

Une «adolescente»
Concernant le témoin qui affirme que l’enfant était absent deux jours avant la déclaration de sa disparition, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette est catégorique : «C'est faux. Cette adolescente, dont le témoignage a été traité sans aucun recul, est passée cinq minutes seulement, aux environs de 23 heures. A ce moment-là, Antoine était en train de dormir dans sa chambre, porte fermée car mon appartement est tout petit.»