Le pourfendeur de radars mis en examen

JUSTICE L'activiste s'était grièvement blessé en manipulant des explosifs...

J.M. avec agence

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Le Conseil d'Etat, dans trois décisions du 31 octobre, a refusé que les départements instituent une taxe sur les radars automatiques installés sur des routes de leur zone géographique, invoquant "le pouvoir général de police" de l'Etat.
Le Conseil d'Etat, dans trois décisions du 31 octobre, a refusé que les départements instituent une taxe sur les radars automatiques installés sur des routes de leur zone géographique, invoquant "le pouvoir général de police" de l'Etat. — Joel Saget AFP/Archives

C’est de son lit d’hôpital que Frédéric Rabiller a appris sa mise en examen pour «association de malfaiteurs» et «détention et usage d'explosifs», le tout «en relation avec une entreprise terroriste».

Cet employé d’un centre de tri postal de 29 ans est soupçonné de plusieurs attentats visant des radars. Il est hospitalisé au Kremlin-Bicêtre depuis mai dernier, après avoir eu la main gauche et plusieurs doigts de la main droite arrachés en manipulant des explosifs dans son appartement de Clichy-la-Garenne.

Fondateur et membre unique de la Fnar

«Je suis de la Fnar», avait-il déclaré aux pompiers venus le secourir. L’enquête a par la suite confirmé son appartenance à la Fraction nationaliste armée révolutionnaire. Son ADN a en effet été retrouvé sur des courriers de l’organisation.

Pour son avocat, comme pour les enquêteurs, Frédéric Rabiller a «agi seul». Me Gonzalez de Gaspard affirme qu’«il n'a pas organisé de groupe autour de lui, il vivait juste un profond malaise personnel et est bien conscient de ce qu'il risque au niveau judiciaire».

Il remonte la pente

Longtemps dans un état critique, il «remonte physiquement la pente et ne panique plus à l'idée d'avoir affaire à la justice», a ajouté son défenseur. La fin de cette phobie tombe plutôt bien.

Placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter la France, il est appelé à revoir très prochainement les juges antiterroristes chargés de l’affaire.


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