Prime à la cuve, au transport, croissance, RSA: les annonces de Christine Lagarde

ECONOMIE La ministre a fait le point, dimanche...

C.Ch. avec agence

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Christine Lagarde était dimanche l’invitée du Grand jury RTL/Le Monde/LCI. L’occasion pour la ministre de l’Economie de faire quelques annonces.


La croissance en 2008: sans doute 1%
Selon la locataire de Bercy, la croissance française devrait s'établir «sans doute autour de 1%» en 2008. «Avec un mauvais deuxième trimestre (-0,3%, ndlr) et un troisième trimestre dont, je l'ai dit déjà, je pense qu'il ne sera pas bon, il est mathématiquement impossible que nous atteignions 1,7%.» Le gouvernement escomptait jusqu'à présent une croissance comprise entre 1,7 et 2% en 2008. Pour 2009, il table pour l'instant sur une croissance comprise entre 1,75% et 2,25%.

La prime à la cuve: 200 euros
Une confirmation: la ministre de l'Economie a annoncé que la «prime à la cuve» du gouvernement en faveur des ménages les plus modestes serait portée de 150 à 200 euros pour les approvisionnements effectués de juillet 2008 à fin mars 2009. L'an dernier, le montant de cette prime était de 150 euros et ne portait que sur une période de remplissage de deux mois (entre le 10 novembre 2007 et le 31 janvier 2008), a rappelé la ministre.

Le bonus-malus étendu à d’autres produits que l’automobile: oui, mais
Cette proposition de Jean-Louis Borloo doit être «un mécanisme neutre fiscalement, faisable et efficace», a déclaré Christine Lagarde. Avant de songer à étendre ce dispositif de bonus-malus, il faut respecter «trois principes qui me paraissent indispensables. Avec tout d'abord, le principe de neutralité sur le plan fiscal (...) Deuxième principe: il faut impérativement que ce soit un mécanisme qui soit faisable: on ne peut pas faire une usine à gaz (...) Troisième principe, il faut que ce soit efficace, il faut que cela oriente la consommation dans la bonne direction», a déclaré la ministre de l’Economie. Jean-Louis Borloo avait pour sa part affirmé dimanche matin qu'un «consensus» budgétaire avait été trouvé pour l'extension du bonus-malus fiscal déjà appliqué à l'automobile.

Le RSA et ses conséquences sur les inscriptions à l’ANPE
Le RSA va «très clairement changer les chiffres» des inscriptions à l'ANPE, en raison de l'obligation faite à ses bénéficiaires de rechercher un emploi, a reconnu Christine Lagarde, qui estime qu'il faudra «comparer ce qui est comparable». «Il faudra qu'on ait une catégorisation particulière, pour faire des comparaisons pertinentes», a-t-elle ajouté, sans confirmer le chiffre de 300.000 à 400.000 inscriptions nouvelles qu'entrainerait le RSA, cité par les journalistes l'interrogeant. Pour faire face à l'augmentation du nombre des inscriptions à l'ANPE, «on va mettre tout le monde en tension, l'ensemble du personnel de la nouvelle institution» issue de la fusion ANPE-Assedic, a-t-elle expliqué, précisant que le nouveau nom du futur organisme serait annoncé mardi, date d'un conseil d'administration.
Par ailleurs, elle a affirmé que «50% du financement supplémentaire du RSA sera financé par 5% des contribuables les plus aisés».
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La prime de transport: le gouvernement a bien un plan
La locataire de Bercy a confirmé dimanche que le gouvernement travaillait sur l'idée d'une «prise en charge forfaitaire» des frais de transport pour les salariés utilisant leur voiture pour aller travailler, sur «la base du volontariat» des entreprises.
Confirmant une information du «Parisien-Aujourd’hui en France», la ministre a expliqué que le gouvernement envisageait «d'une part l'extension du régime actuel applicable en Ile-de-France, c'est-à-dire la prise en charge par l'entreprise de 50% du titre de transport avec exonération de charges sociales pour l'employeur comme pour l'employé», pour «les zones urbaines qui disposent de transport en commun».
Mais «les arbitrages ne sont pas encore rendus», a-t-elle insisté, «puisque le Premier ministre a donné aux partenaires sociaux jusqu'au 15 septembre pour faire des propositions».