«Nous devons relancer les débats d'idées»

Recueilli par D. C. - ©2008 20 minutes

— 

Nathalie Kosciusko-Morizet
Secrétaire générale adjointe de l'UMP.

Pourquoi la machine UMP s'est-elle enrayée ?

Depuis l'élection présidentielle, nous n'étions pas dans une dynamique très forte, les élections municipales se jouant sur des enjeux locaux. Il est vrai que nous devons désormais entrer dans une phase de reprise, à travers la relance des débats et la préparation de l'avenir. Nous voulons également ajouter de la démocratie dans le parti en organisant des primaires pour les régionales [de 2010]. Ainsi, les militants pourront pour la première fois désigner leur candidat un an avant le scrutin, ce qui laissera à ce dernier le temps de faire campagne, de tester son projet et de composer des listes équilibrées.

Certains évoquent un problème de direction, avec beaucoup de chefs et beaucoup de voix divergentes au sein d'un même parti...

Je ne le vis pas comme un problème, tout cela me semble harmonieux et cohérent. Qu'il y ait des points de vue et des sensibilités différentes, c'est quelque chose de bien, au contraire. Et il n'y a pas de débat de personnes à l'UMP, nous sommes derrière Nicolas Sarkozy. Mais il faut des débats d'idées.

Comment gagner un nouveau public alors que le nombre d'adhérents chute ?

Nous allons développer des nouveaux outils pour aller à leur rencontre. Nous voulons avoir toujours plus de monde concerné par les débats que nous allons générer. Sur le site de l'UMP, lors d'une discussion sur les radars organisée récemment, nous avons eu plus de 600 réactions. Pour attirer de nouveaux contributeurs, nous allons reprendre l'achat de mots-clés sur Google en fonction des thématiques.