Martin Hirsch s'en prend aux «girouettes» de la majorité

POLEMIQUE Invité samedi à l'université d'été du Parti radical (du ministre Jean-Louis Borloo), le Haut-commissaire des solidarités actives a défendu vivement son projet de RSA...

Avec agence

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Le haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch s'est félicité vendredi que "l'engagement" de Nicolas Sarkozy de réduire la pauvreté soit "tenu", assurant que le financement du revenu de solidarité active (RSA) était obtenu de la manière "la plus équitable".
Le haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch s'est félicité vendredi que "l'engagement" de Nicolas Sarkozy de réduire la pauvreté soit "tenu", assurant que le financement du revenu de solidarité active (RSA) était obtenu de la manière "la plus équitable". — Stephan Agostini AFP/Archives

Martin Hirsch ne se laisse pas faire. Invité samedi à l’université d’été du Parti radical (du ministre Jean-Louis Borloo), le Haut-commissaire des solidarités actives a défendu vivement son projet de RSA.

«Je n'ai pas changé un iota de position. En revanche, ceux qui étaient pour, à un moment donné, et qui sont contre ou mi-figue mi-raisin, aujourd'hui, c'est eux qui jouent les girouettes», a lancé Hirsh, qui est un proche de Jean-Louis Borloo.

Il répondait aux critiques exprimées ces derniers jours par plusieurs députés de la majorité, opposés au financement du dispositif par une taxation du revenu sur le capital, notamment le député UMP de la Drôme, Hervé Mariton. Et de répondre à la position de ce dernier consistant à être pour le RSA, mais contre son mode de financement: «Mais l'un va avec l'autre. C'est un effort.»

Rama Yade, Henri Guaino, Jean-Marie Bockel

«On ne lutte pas contre la pauvreté sans effort, ni sans partage!», a-t-il lancé à la tribune, devant ses collègues Rama Yade et Jean-Marie Bockel, le conseiller de Nicolas Sarkozy Henri Guaino, et 800 militants valoisiens réunis jusqu'à dimanche à Montélimar (Drôme).

«C'est pour ça qu'on pouvait se battre, et qu'on devait se battre sur cette idée qui consiste à mettre la petite marche suivante au moment du retour au travail. Pour ne pas faire en sorte qu'on dégringole un an après», a dit l'ex-responsable d'Emmaüs.