Allègre chargé par Sarkozy des Assises européennes de l'innovation

COMPÉTITIVITÉ lettre de mission a été rendue publique ce jeudi...

V.Z avec agence

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L'ancien ministre Claude Allègre a annoncé, jeudi sur Europe 1, qu'il allait quitter le Parti socialiste.
L'ancien ministre Claude Allègre a annoncé, jeudi sur Europe 1, qu'il allait quitter le Parti socialiste. — Martin Bureau AFP/Archives

Nicolas Sarkozy, président du Conseil européen, a confié à l'ancien ministre socialiste de l'Education nationale Claude Allègre le soin d'organiser les Assises européennes de l'innovation, à l'automne, selon l'Elysée.

Claude Allègre, qui a souvent été cité comme un possible ministre d'«ouverture» de Nicolas Sarkozy, justifie sa décision dans un entretien à paraître dans Le Figaro Magazine: «Je n'ai pas l'intention de reprendre ma carte du PS ni d'appartenir à aucun autre parti. Mon parti, c'est l'Europe. Ma priorité, c'est la survie de l'Europe. Je suis inquiet des progrès rapides de la Chine, de l'Inde, de la Russie, du Brésil, mais aussi de l'absence de sentiment d'appartenance à l'Europe».

L’UE: l’économie de la connaissance la plus compétitive d'ici à 2010

Si la priorité de l’ancien ministre est l’Europe, sa mission devrait le satisfaire. «L’économie de la connaissance» doit devenir un «moteur de développement de l’Europe» a fixé le président Sarkozy comme objectif dans une lettre datée du 23 juillet et rendue publique ce jeudi.

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L'ancien ministre PS est donc chargé de «faire des propositions concrètes pour mettre en place cette nouvelle stratégie». Selon Nicolas Sarkozy, il s'agit ainsi de «concrétiser et d'amplifier l'Agenda de Lisbonne», un programme décidé en 2000 et destiné à faire de l'Union européenne «l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010».

Il a «organisé en France les assises de l'innovation»

Claude Allègre, qui devrait prendre ses fonctions à partir du 1er septembre selon leparisien.fr, semblerait avoir la tête de l’emploi, selon ses dires. « Ayant organisé en France les assises de l'innovation, participé à l'élaboration de la stratégie de Lisbonne, comment aurais-je pu refuser cette proposition » a-t-il rappelé au Figaro. Et de conclure : «Certes, je ne suis pas un magicien, mais, avec l'aide de personnalités européennes qui ont accepté d'enthousiasme d'apporter leur concours à cette entreprise difficile, nous ferons de notre mieux.»