Aide transport: «Les partenaires sociaux ont eu tout l'été pour proposer quelque chose d'intelligent», selon Fillon

SOCIAL Le Premier ministre met les partenaires sociaux au pied du mur...

avec agence

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Des perturbations affecteront encore ce week-end les transports en France, certains syndicats ayant réussi localement à faire reconduire la grève afin de protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Des perturbations affecteront encore ce week-end les transports en France, certains syndicats ayant réussi localement à faire reconduire la grève afin de protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. — Bertrand Guay AFP

La rentrée commence sèchement entre le gouvernement et les partenaires sociaux. A Laurence Parisot, qui se disait dimanche «très réservée» sur une éventuelle prise en charge par les entreprises de la prime de transport (Journal du Dimanche), le Premier ministre rétorque ce lundi que les partenaires sociaux «ont eu tout l'été pour proposer quelque chose d'intelligent. J'attends qu'avant le 15 septembre, ils le fassent, et s'ils ne le font pas, on mettra en place un dispositif.» Et François Fillon d'être catégorique: «Le principe d'une participation de l'entreprise aux frais de transport du salarié» ne peut être remis en cause, malgré les réticences de la présidente du Medef, un «dispositif» sera mis en place.

Le gouvernement a en effet annoncé en juin une aide financière directe «sur la feuille de paye» pour les salariés confrontés à la hausse du coût des trajets domicile-travail, l'Etat prévoyant de compenser les frais pour l'entreprise en lui apportant une «aide fiscale». «Je rappelle quand même que le dispositif existait, qu'il avait été mis en oeuvre, simplement il ne fonctionnait pas. Il avait été créé et le patronat comme les organisations syndicales l'avaient accepté», a poursuivi François Fillon, dans une allusion au «chèque transport» lancé en février 2007.

Sur la fiche de paye du salarié

«Ce qu'on veut changer, c'est les modalités de mise en oeuvre de ce dispositif, c'est-à-dire qu'on ne veut plus d'un chèque, on veut qu'il soit sur la fiche de paye du salarié », a souligné François Fillon, qui s'exprimait en marge d'une visite sur le thème du soutien scolaire à Avrillé, en Maine-et-Loire.

«Mais le principe lui-même d'une participation de l'entreprise aux frais de transport du salarié, qui existe déjà dans les entreprises de certaines régions, notamment d'Ile-de-France, est un principe qui existait et que nous ne pouvons pas remettre en cause», a-t-il ajouté.