Ingrid Betancourt: «Je ne sais pas si je serai au défilé du 14 juillet»

COLOMBIE L'ex-otage s'est dite «vraiment fatiguée» ce vendredi...

Avec agence

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L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt s'est dite "vraiment fatiguée" vendredi et annoncé qu'elle allait se mettre "un peu en retrait", après avoir enchaîné les interviews et les visites de remerciements depuis sa libération le 2 juillet.
L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt s'est dite "vraiment fatiguée" vendredi et annoncé qu'elle allait se mettre "un peu en retrait", après avoir enchaîné les interviews et les visites de remerciements depuis sa libération le 2 juillet. — Bertrand Guay AFP/Archives

Ingrid Betancourt a indiqué ce vendredi ne pas savoir si elle assisterait au défilé du 14 juillet auquel elle a été invitée par le président Nicolas Sarkozy. «Je ne sais pas si j'y serai parce que, je vous disais, je suis très fatiguée (...) On va voir», a-t-elle confié sur Europe 1.

L'ex-otage franco-colombienne a annoncé qu'elle allait se mettre «un peu en retrait», après avoir enchaîné les interviews et les visites de remerciements depuis sa libération le 2 juillet.

Sa «dernière interview»

«Je crois que je suis vraiment au bout du rouleau. Je suis vraiment fatiguée», a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle allait «être un peu en retrait». «Je crois que ça va être ma dernière interview, il faut vraiment que j'arrête, je le sens», a-t-elle répété d'une voix lasse. «Maintenant j'ai besoin de temps et je vais le prendre», a-t-elle encore dit.

L'ex-otage a en revanche annoncé qu'elle rencontrerait dimanche le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, invité d'honneur du défilé du 14 juillet. C'est «très important», a-t-elle souligné. «Il faut essayer de réfléchir tous ensemble comment continuer le combat, je pense qu'il faut absolument que l'ONU agisse, que l'ONU nous aide», concernant la situation des otages en Colombie.

Silencieuse sur les mauvais traitements subis

Interrogée sur les mauvais traitements subis pendant ses six années de captivité dans la jungle aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), elle a dit: «Je sais qu'il faudra que j'en parle, tout le monde me pose la question.»

«Je n'ai rien dit à ma famille. Mes enfants et maman ne connaissent absolument rien des conditions de ma détention, et ce n'est pas parce que je n'ai pas envie de le dire c'est parce que je n'arrive pas physiquement à le sortir de moi», a-t-elle conclu.

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