Des salariés Goodyear-Dunlop bloquent toujours l'usine d'Amiens-Nord

SOCIAL Ils protestent contre la signature par la CFE-CGC d'un plan de réorganisation du travail...

Avec agence

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Goodyear-Dunlop a annoncé mardi vouloir mettre en oeuvre un projet de réduction de la production du site d'Amiens Nord (ex-Goodyear) qui entraînera la suppression de 402 emplois sur environ 1.400, après le refus syndical de signer un accord sur une réorganisation du travail.
Goodyear-Dunlop a annoncé mardi vouloir mettre en oeuvre un projet de réduction de la production du site d'Amiens Nord (ex-Goodyear) qui entraînera la suppression de 402 emplois sur environ 1.400, après le refus syndical de signer un accord sur une réorganisation du travail. — Alain Julien AFP/archives

Le week-end de blocage se poursuit, lundi matin, à l’usine Goodyear-Dunlop d'Amiens-Nord. «Depuis vendredi soir 4 juillet, une trentaine de personnes bloquent l'accès de l'usine d'Amiens Nord (ex-Goodyear), empêchant les entrées et sorties du site, et ce sans qu'aucun préavis de grève n'ait été déposé», selon un communiqué de Goodyear Dunlop Tires France.

Les salariés protestent contre la signature par la CFE-CGC d'un plan de réorganisation du travail en "4x8". Rejetés par une majorité des salariés de Goodyear et de Dunlop à Amiens-Sud, lors d'une première consultation en octobre 2007, les "4x8" ont été approuvés fin juin par 72,8% des salariés d'Amiens-Nord. La direction a fixé à mardi la date butoir pour entériner l'accord à Amiens-Nord, faute de quoi elle gèlera les investissements sur le site et engagera un plan social qui prévoit 402 licenciements.

Dimanche, la production a repris partiellement «car plus de 60 salariés qui devaient prendre leur poste de travail ont décidé d'accéder à l'usine par d'autres entrées», selon Goodyear Dunlop Tires France. Mais un nouvel arrêt de travail a été observé dimanche soir et se poursuit lundi matin. «Les journées perdues ne seront pas payées» a prévenu l’entreprise qui affirme par ailleurs qu'un salarié avait été «physiquement attaqué et blessé» et que la voiture d'un chef d'équipe avait été brûlée par le «petit groupe d'extrémistes» qui bloque le site.

«Des plaintes ont été déposées», selon la direction qui a précisé qu'un nouveau recours en référé serait déposé lundi, auprès du Tribunal de grande instance d'Amiens, pour mettre fin au blocage.