Le 3e RPIMa, de l'Indochine à l'Afghanistan

CARCASSONNE Le régiment à l'origine de l'accident a parcouru les zones de conflits depuis cinquante ans...

E.J.

— 

Le drapeau du 3e régiment de parachutistes d'infanterie et de marine (RPIMA).
Le drapeau du 3e régiment de parachutistes d'infanterie et de marine (RPIMA). — DR

«Indochine 1948-1950» et «1952-1953». L'inscription sur le drapeau du 3e régiment de parachutistes d'infanterie et de marine (RPIMa), donne le ton. Actuellement forte de 1.200 hommes, cette unité créée en 1948 a parcouru la plupart des zones de conflits de l'après-guerre. Tout d'abord durant les guerres coloniales, en Indochine lors de la bataille de Na San:




Le régiment est également envoyé en Algérie, sous les ordres du colonel Bigeard.

A la fin des années 70 et dans les années 80, le 3e RPIMa est envoyé au Sud-Liban, à Djibouti, au Tchad et en Centrafrique. Le régiment intervient ensuite en Irak, durant la première guerre, au Rwanda, en ex-Yougoslavie. Et plus récemment en Afghanistan.

Les missions du régiment? «Saisir un point clé ou une tête de pont dans la profondeur, couvrir une grande unité face à une menace inopinée, mener un combat sur les attières, contrôler une zone, extraire et évacuer des ressortissants», selon le site non-officiel des Troupes de marines. Il est «spécialement formé et entraîné pour les missions d'assaut vertical».Ce sont des caporaux, de niveau brevet des collèges.

Quelques unes des interventions du 3e RPIMa ces dernières décénnies


Cliquez sur les points pour plus d'informations

Agrandir le plan Le 3e RPIMa en action, avec le fusil d'assaut Famas, utilisé lors de la démonstration à Carcassonne.



A l'occasion de la journée porte ouvert de Carcassonne où est survenu les accidents, les militaires avaient effectué un haka spectaculaire