L'inflation pèse lourdement sur les vacances

Sa C

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Moins d'apéritifs au bar de la plage, chasse aux "promos" sur internet, séjours en "tribu" dans la maison familiale: ils tenteront certes de dépenser moins sur place, mais les Français seront plus nombreux à partir cet été, malgré l'envolée des prix à la pompe.
Moins d'apéritifs au bar de la plage, chasse aux "promos" sur internet, séjours en "tribu" dans la maison familiale: ils tenteront certes de dépenser moins sur place, mais les Français seront plus nombreux à partir cet été, malgré l'envolée des prix à la pompe. — Jean-Pierre Muller AFP

Eté morose en perspective. A quelques jours du début des vacances, l’inflation pèse de plus en plus lourd dans la balance. Les salariés ont sorti leur calculette et, pour certains, le choix est vite fait: le nombre d'entre eux ne comptant pas partir en vacances cet été a doublé (8% en moyenne, contre 4% l'an dernier), selon un sondage LH2 pour Randstad et Le Parisien/Aujourd'hui en France, publié lundi.

Transports plus chers

Parmi ceux qui pensent partir en vacances, une majorité estime que leurs projets de dépenses en vacances seront influencés par l'inflation: face à la flambée des prix du pétrole, les salariés jugent en majorité (54%, +6 points) qu'ils dépenseront plus qu'en 2007 pour les transports, juste devant l'alimentation (47%, +3). Une hausse qu’ils comptent compenser en dépensant moins pour les vêtements (45%), les loisirs (34%) ou l'hébergement (31%). Seulement 13% des salariés (-5) expliquent qu'ils accordent plus d'importance aux vacances et loisirs.

Parmi les salariés pensant dépenser moins qu'en 2007, près d'un sur deux (47%, +18 points en un an) explique que son pouvoir d'achat a diminué, 26% (+8) que l'action du gouvernement leur donne moins confiance en l'avenir, 22% (+9) que leur salaire ne leur permet pas, 16% (+19) qu'ils veulent mettre de l'argent de côté. 4% ne se prononcent pas. Cette année, les vacanciers ne seront pas dépensiers.

Vous êtes nombreux à réagir à cette nouvelle. Ainsi, Sagamore lance: «En 1978, quand on partait avec les enfants, on louait deux (voir quatre) semaines. Maintenant, une semaine de location c'est au minimum un mois de loyer. Et encore, nous partions en Auvergne, là où les tarifs sont encore honnêtes. Maintenant louer au bord de la mer coûte énormément cher. Je trouve scandaleux que des gens vous louent la semaine plus cher qu'un mois de loyer.»

De son côté, Loguich estime que «la durée moyenne des vacances d’été sera cette année de quinze jours, mais une famille sur quatre prolongera son séjour d’une troisième semaine, car aujourd’hui, les Français partent moins longtemps mais plus souvent». Et Fred, dans un commentaire envoyé de son mobile, dit ceci: «Forcément avec 34 jours de vacances par an en moyenne, soit le record mondial, on se retrouve avec plus de jours où la tendance est à la dépense.»


Et vous, comment conciliez-vous hausse de l'inflation et vacances? Dites-le nous ci-dessous en commentaire...