Trafic de cannabis en hélicoptère: huit personnes mises en examen

JUSTICE L'affaire concerne entre autres, l'ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio (CCI)...

Avec Agence

— 

Neuf personnes dont plusieurs Corses, ont été interpellées dimanche en fin d'après-midi dans le sud de la France lors de l'interception d'un hélicoptère, en provenance du Maroc, avec 560 kg de cannabis, une première dans une affaire de trafic de drogue dans l'Hexagone.
Neuf personnes dont plusieurs Corses, ont été interpellées dimanche en fin d'après-midi dans le sud de la France lors de l'interception d'un hélicoptère, en provenance du Maroc, avec 560 kg de cannabis, une première dans une affaire de trafic de drogue dans l'Hexagone. — AFP/archives

L'ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio (CCI) et sept autres personnes ont été mises en examen vendredi pour importation de stupéfiants, association de malfaiteurs et contrebande de marchandise en bande organisée, a annoncé le procureur de la République de Marseille.

Soupçonnés d'être les principaux organisateurs d'un trafic de cannabis par hélicoptère entre la région de Nador au Maroc et la France, via l'Espagne, ils avaient été interpellés dimanche dans la région de Béziers après l'interception d'un hélicoptère transportant 560 kilos de ce stupéfiant.

Ils devraient être placés en détention provisoire à l'issue de leur audition par le juge des libertés et de la détention dans l'après-midi.

Quatre corses seraient impliqués

Outre Gilbert Casanova, ancien président de la CCI d'Ajaccio, condamné en 2005 pour banqueroute et abus de biens sociaux, figurent trois autres Corses. Parmi eux se trouve Jean-Pierre Bernardini, ancien membre, comme Gilbert Casanova, du Mouvement pour l'autodétermination, mouvement nationaliste auto-dissous.

Les autres mis en examen sont originaires du Val-d'Oise, un département de la couronne parisienne, destination finale de la marchandise.

Une peine maximum de dix ans de prison et 7,5 millions d'euros d'amende

Ils risquent une peine maximum de dix ans de prison et 7,5 millions d'euros d'amende pour «importation, acquisition, détention, session, transport de produit stupéfiant, association de malfaiteurs et contrebande de marchandise en bande organisée».

Une neuvième personne, interpellée lors de la même opération, a été remise en liberté.