La City de Londres, temple de la finance européenne, risque de subir des dommages collatéraux de la tourmente qui a secoué les marchés et qui pourrait affecter les revenus des employés du secteur, voire menacer l'emploi et l'immobilier.
La City de Londres, temple de la finance européenne, risque de subir des dommages collatéraux de la tourmente qui a secoué les marchés et qui pourrait affecter les revenus des employés du secteur, voire menacer l'emploi et l'immobilier. — Hugo Philpott AFP/Londres

TRAVAIL

Lancement d'une enquête nationale sur le stress

Xavier Betrand et les partenaires sociaux se réunissent ce vendredi...

Xavier Bertrand a annoncé ce vendredi sur Europe 1 «le lancement d'une enquête nationale» effectuée par l'Insee avec le concours des partenaires sociaux «sur le stress au travail» et «une grande réforme de la médecine du travail».

Le ministre du Travail doit présider dans la matinée une conférence sur les conditions de travail Etat, patronat et syndicats.

>> Qu'est-ce que le stress au travail selon l'accord européen de 2004? Pour le savoir, cliquez ici

Dans une note remise aux participants avant la réunion et fixant les grandes lignes de la discussion, Xavier Bertrand propose de revoir le principe des visites d'aptitude médicale au poste de travail et de donner davantage de rôle aux infirmiers du travail.

Il préconise aussi de revoir le fonctionnement de la gestion de la médecine du travail, et notamment le système de cotisation patronale, assis sur le nombre de visites effectuées par le médecin du travail.

Mais ces pistes ne font pas l'unanimité syndicale. «On attend que l'Etat prenne davantage ses responsabilités en matière d'organisation des services de santé au travail», explique Danièle Karniewicz (CFE-CGC).

«Un vrai problème de santé publique»

Selon elle, la santé au travail est «un vrai problème de santé publique». «Il y a une tentation de laisser le maximum aux partenaires sociaux. En soi, ce n'est pas un mal, mais il y a une telle réticence du patronat lorsqu'on évoque les conditions de travail, que cela risque une nouvelle fois de ralentir le processus», explique-t-elle, évoquant le problème de la négociation sur la pénibilité au travail, qui dure depuis plus de trois ans.

Lors de l'avant-dernière séance de négociation sur le stress au travail, des avancées avaient toutefois été constatées par les syndicats, le patronat ayant intégré dans les indicateurs de stress «les passages à l'acte violents contre soi-même», en référence explicite aux suicides au travail. Les syndicats se sont toutefois prononcés  ce vendredi contre l'idée d'une «autopsie psychologique» des suicides au travail destinée à déterminer un lien de causalité entre le décès, les conditions de travail et la psychologie du salarié. «Nous sommes violemment contre», indique Pierre-Yves Montéléon (CFTC). «C'est trop traumatisant et culpabilisant pour les proches des victimes.»

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