Les dépenses de l'Elysée ont augmenté

Avec agence

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L'Elysée et Matignon vont changer de mains au cours d'une semaine qui verra également l'enregistrement de toutes les candidatures pour les législatives des 10 et 17 juin.
L'Elysée et Matignon vont changer de mains au cours d'une semaine qui verra également l'enregistrement de toutes les candidatures pour les législatives des 10 et 17 juin. — Joël Saget AFP/Archives

Les dépenses de l'Elysée ont progressé de 8,4% en 2007 par rapport à 2006, passant de 32,383 millions à 35,111 millions d'euros, selon un document budgétaire transmis cette semaine à l'Assemblée nationale dans le cadre du règlement définitif du budget 2007, qui sera voté en juin. Spécialiste du budget de la présidence de la République, le député René Dosière (app PS) souligne, dans un communiqué intitulé «Elysée 2007: un budget de rupture?», que cette progression de 8,4% des dépenses de l'Elysée est «trois fois et demie supérieure à celle des dépenses de l'Etat (+2,3%)».

Selon le document budgétaire, les frais de personnel (près de la moitié du budget de la présidence) ont augmenté de 10,9%, les effectifs passant de 957 en 2006 à 1.045 au 1er octobre 2007. «Au moment où on dit que les caisses sont vides et où on réduit le nombre de fonctionnaires, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy fait exactement l'inverse», a déclaré René Dosière à l'AFP.

Salaire, équipement, travaux

Par ailleurs, les dépenses pour l'équipement et les travaux d'entretien sont passées de 1,9 million à 3 millions d'euros, soit une hausse de 53%. La part de ces dépenses a «légèrement» progressé, indique le document budgétaire, «en raison des opérations d'installation du nouveau cabinet» de Nicolas Sarkozy. Quant à la dotation du chef de l'Etat, elle est en hausse de 29% (130,6 millions contre 101 millions d'euros en 2006).

«En 2008, l'Elysée a promis un budget plus complet et transparent. On verra, dans un an, ce qu'il en sera. Force est de constater, à la lecture de ce rapport, que si la rupture est réelle quant à l'évolution des dépenses, s'agissant de la transparence, ou plutôt l'opacité, c'est la continuité qui s'impose», a ajouté le député de l’Aisne.

Le document budgétaire souligne toutefois que certaines dépenses ont baissé: arbre de Noël de l'Elysée (-20%), Garden Party du 14 juillet (-5%), vins (-44%) et fleurs (-17%).