Une Fondation Chirac et des ennuis

David Carzon - ©2008 20 minutes

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Double actualité pour l'ancien président de la République. Mais il se passerait bien de l'une des deux. C'est entouré d'une pléiade de personnalités que Jacques Chirac lance aujourd'hui la fondation portant son nom qui oeuvrera pour le développement durable et le dialogue des cultures. Il s'exprimera au musée du quai Branly, notamment devant Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, les Prix Nobel de la paix Rajendra Pachauri et Rigo­berta Men­chu, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf ou le chanteur Youssou N'Dour, tous membres du comité d'honneur de sa fondation.

Celle-ci a reçu une dotation de base d'un million d'euros et peut recevoir des dons ouvrant droit à des réductions fiscales, en particulier sur l'ISF. Liliane Bet­tencourt, François Pinault, ou les entreprises Veolia environnement, Sanofi-Aventis, Schneider ont ainsi aidé Jacques Chirac à monter son projet. Parmi les exemples de projets soutenus : la création d'une radio communautaire en langue pygmée dans le nord-Congo ou un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments au Bénin.

Hasard du calendrier, cette actualité s'entrechoque avec une autre d'ordre judiciaire. En effet, on a appris vendredi qu'une perquisition a été menée la veille au cabinet parisien de l'avocat de Jacques Chirac, et mercredi au siège de la DGSE par un juge basé en Polynésie enquêtant sur la disparition d'un journaliste de Tahiti qui travaillait sur un éventuel compte japonais de l'ex-président.