Mariage annulé faute de virginité: l'UMP demande à la Chancellerie d'agir

JUSTICE Frédéric Lefebvre souhaite qu'un recours soit déclenché «dans l'intérêt de la loi pour dire le droit»...

Avec agence

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L'UMP monte au créneau après l'annulation par la justice du mariage d'une jeune femme qui avait menti sur sa virginité à Lille. «Si c'est la question de la virginité qui a motivé l'annulation du mariage, je demande à la chancellerie de déclencher un recours dans l'intérêt de la loi pour dire le droit», a déclaré un des porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, ce vendredi.

«C'est une mise en cause de l'égalité hommes-femmes, les hommes ne pouvant être mis en cause pour les mêmes motifs», a-t-il estimé. «S'il y a eu stricte application de la loi, c'est que la loi n'est plus bonne, il faut la modifier. Si on est allé au-delà de la loi, à ce moment-là il faut que ce soit sanctionné», a jugé Dominique Paillé, un autre porte-parle de l'UMP, sur RMC/BFM-TV.

«Le sujet n'est pas la virginité, mais le mensonge»

«Le mariage est un contrat, lorsqu'une des deux parties n'en veut plus il y a un moyen de supprimer ce contrat, c'est le divorce. Cette procédure a été simplifiée il y a peu, elle me semble tout à fait adaptée à tous les cas de figure», a-t-il ajouté.

«Le sujet n'est pas la virginité, mais le mensonge, qui rompt le contrat entre les conjoints», avait corrigé la veille Xavier Labbée, avocat du mari.

«Intégrer la pratique de la répudiation dans le droit positif»

Dans un autre communiqué, le secrétaire général du parti Patrick Devedjian a souligné que «c'est la première fois que les principes jurisprudentiels sont appliqués à un tel cas et cela revient à intégrer la pratique de la répudiation dans le droit positif». Selon lui, «c'est tout à fait inacceptable et par ailleurs incompatible avec les principes républicains qui régissent notre société et qui refusent qu'un droit quelconque puisse être fondé sur la virginité».

«L'UMP souhaite que les voies de recours soient employées et qu'en définitive la Cour de Cassation puisse mettre un terme à une situation très dérangeante pour la collectivité nationale», a-t-il insisté.