Quatre démissions pour une Commission

POLITIQUE Cette fois, le soap pourrait vraiment mal finir pour la Commission Copé...

Raphaëlle Baillot

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Le rejet, momentané, du projet de loi sur les OGM constitue, après toute une série de couacs, un nouveau coup dur pour la majorité et met en difficulté le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui est déjà critiqué jusqu'à l'Elysée.
Le rejet, momentané, du projet de loi sur les OGM constitue, après toute une série de couacs, un nouveau coup dur pour la majorité et met en difficulté le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui est déjà critiqué jusqu'à l'Elysée. — Roslan Rahman AFP/archives

Cette fois, le soap pourrait vraiment mal finir pour la Commission Copé, chargée de trouver des moyens de réaliser la fin de la publicité sur France Télévisions. Quatre membres PS de l'instance, les députés Patrick Bloche, Didier Mathus et Michel Françaix, et le sénateur David Assouline, ont décidé mercredi de claquer la porte.

«Nous protestons contre l'annonce de Nicolas Sarkozy mardi sur RTL, explique Didier Mathus. Il a saccagé un travail minutieux d'écoute en enterrant d'un revers de main l'option d'une petite hausse de la redevance. Il y a de quoi s'inquiéter pour l'avenir du service public. On ne voit pas où on trouvera les recettes perdues de la publicité » (environ 800 millions d'euros ndlr.).

Les démissionnaires comptent tout de même se présenter mercredi à une ultime réunion. «Nous voulons expliquer notre geste aux membres du groupe, en particulier les professionnels de l'audiovisuel, détaille Patrick Bloche. On n'abandonnera pas les 11 000 salariés de France Télévisions pour le plaisir d'un coup d'éclat». Le président Copé a beau dire au Monde daté de jeudi que sa Commission poursuit le travail, le dossier de la fin de la pub sur France Télévisions s'est encore plus envenimé.