Les pêcheurs des Sables d'Olonne «suspendent» leur grève pour un mois

Avec agence

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Des marins pêcheurs en colère contre les prix élevés du gazole ont démarré samedi matin un blocage du port des Sables-d'Olonne empêchant notamment la sortie en mer des bateaux de plaisance.
Des marins pêcheurs en colère contre les prix élevés du gazole ont démarré samedi matin un blocage du port des Sables-d'Olonne empêchant notamment la sortie en mer des bateaux de plaisance. — Natacha Favreau AFP

Les marins-pêcheurs des Sables d'Olonne, d'où était parti le 10 mai le mouvement de grogne de la profession face à la cherté du gazole, ont voté samedi matin la «suspension» de leur grève pour un mois.

«On n'arrête pas la grève, on la suspend. Si dans un mois, il n'y a rien (de concret), on remet la gomme», a prévenu lors de l'AG José Jouneau, président du comité local des pêches. Une soixantaine de marins-pêcheurs réunis au comité local ont voté à une large majorité la reprise du travail et le déblocage du port. Le filin qui barrait son entrée a été retiré peu avant 11h, permettant à plusieurs bateaux de plaisance de reprendre la mer et aux marins de repartir en pêche.

«Je ne vois pas ce que l'on peut demander de plus»

«L'aide à 40 centimes (le litre de gazole), c'est acquis, sans restriction de temps, je ne vois pas ce que l'on peut demander de plus», a plaidé M. Jouneau. «Ce gouvernement n'est pas le père Noël», a-t-il poursuivi. «De toutes façons, on peut pas rester à crever de faim», a lancé un des marins-pêcheurs durant l'AG.

Les pêcheurs ont obtenu vendredi du ministre de la Pêche Michel Barnier venu les rencontrer à Rennes un engagement écrit sur la pérennité d'un mécanisme d'«aide aux équipages» permettant de ramener de facto le coût du gazole à 0,40 euro le litre.

La mobilisation continue à Cherbourg, Ouistreham, Saint-Malo...


Déjà vendredi, les pêcheurs dieppois, en Seine-Maritime, avaient cessé le blocage du port transmanche entamé lundi après avoir passé un accord avec la compagnie exploitante qui menaçait de saisir la justice. Plusieurs points de résistance subsistaient cependant, comme dans les ports de Cherbourg, Ouistreham, Saint-Malo, Saint-Brieuc ou encore La Rochelle, toujours paralysés par les pêcheurs dans l'attente d'assemblées générales prévues dans les prochains jours. A la différence des derniers jours, peu d'actions spectaculaires étaient signalées samedi matin.