Des «avancées» dans la réunion de Barnier avec les pêcheurs

GAZOLE Ils ont obtenu d'avoir le gazole à 40 centimes... Le plan pêche a été validé par Bruxelles, selon Fillon...

Avec agence

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Le ministre de la Pêche Michel Barnier a tenté vendredi matin de "rassurer" les pêcheurs en colère, qui maintiennent la pression sur l'ensemble du littoral avec notamment une "opération escargot" dans le pas de Calais.
Le ministre de la Pêche Michel Barnier a tenté vendredi matin de "rassurer" les pêcheurs en colère, qui maintiennent la pression sur l'ensemble du littoral avec notamment une "opération escargot" dans le pas de Calais. — Stephane de Sakutin AFP

Eclaircissement en vue sur le front de la crise des pêcheurs ? Le Premier ministre français François Fillon a affirmé vendredi à Copenhague que Paris avait «l'accord des autorités européennes», tandis que les présidents des comités de pêche bretons ont salué des «avancées» après leur rencontre, vendredi à Rennes, avec le ministre de la Pêche Michel Barnier. Il les a assurés de la mise en place d'un système d'aide «pérenne» au secteur. «Le gazole à 0,40 euro le litre, on réussit à l'avoir», a affirmé André Le Berre, président du comité régional des pêches de Bretagne. «Il y a des aides à tous les marins pour un gazole à 40 centimes quel que soit son prix et d'une façon définitive».

Pour cela, les pêcheurs n'auront pas «le gazole à 40 centimes à la pompe» comme beaucoup le réclament car «c'est formellement interdit par Bruxelles», mais ils bénéficieront d'un système d'aide aux équipages, y compris les patrons embarqués. «On demande à chaque marin d'amener sa fiche de paie avec les carburants consommés par son navire. Il sera remboursé de la différence», a expliqué André Le Berre.

Enervés

Les présidents de comité de pêche présents à Rennes, venus notamment du Guilvinec, du Nord-Finistère, de Lorient et de Saint-Brieuc, ont indiqué que de nouvelles assemblées générales se tiendraient dans les ports bretons dans l'après-midi pour expliquer les garanties obtenues. Ces réunions pourraient être difficiles car de nombreux pêcheurs «sont énervés», a témoigné Jean-Jacques Tanguy, du comité de pêche du Nord-Finistère.