Accueil des élèves: les syndicats grondent, Darcos veut aller vite

EDUCATION Les syndicats, déterminés, s'organisent pour les mobilisations prévues les 18 et 24 mai...

Avec agence

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Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a déclaré lundi sur Europe 1 qu'il ne consulterait pas les syndicats sur la question du service minimum d'accueil (SM
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a déclaré lundi sur Europe 1 qu'il ne consulterait pas les syndicats sur la question du service minimum d'accueil (SM — Bertrand Guay AFP/Archives

Les syndicats de l'Education, déterminés, s'organisent pour les mobilisations prévues les 18 et 24 mai, tandis que le ministère de l'Education a annoncé sa volonté d'aller «très vite» sur le projet de loi instaurant un droit à l'accueil des élèves du primaire en cas de grève.

Très remontés après l'annonce par Nicolas Sarkozy jeudi, au soir d'une journée de mobilisation bien suivie, d'un projet de loi sur le droit à l'accueil des enfants en primaire les jours de grève, les syndicats ont multiplié les appels à participer à ces deux journées.

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La FSU, première fédération de l'Education, appelle seule à une manifestation nationale dimanche à Paris. Estimant «sidérante» la déclaration de M. Sarkozy, le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri a appelé «tous ceux qui veulent contrer les régressions de tous ordres à venir manifester dès dimanche».

Une autre journée d'action est prévue le 24 mai, à l'appel de 19 organisations dont la FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, les parents d'élèves de la FCPE, l'UNL, l'Unef. Mais une partie des lycéens ne devrait pas suivre: le syndicat Fidl a prévenu qu'après la manifestation du 15, ils «s'arrêteraient là».

Darcos ne veut pas traîner

De son côté, le ministère a annoncé «vouloir aller très vite» sur le projet de loi, qui comprendra notamment l'obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance. Xavier Darcos a déclaré qu'il n'y avait «pas de provocation à faire ce pourquoi nous avons été élus» et estimé «tout à fait normal qu'on se déclare gréviste».

«Actuellement, les professeurs des écoles préviennent les familles en faisant signer un mot sur le cahier de texte. Tous les parents d'élèves le savent», s'est insurgé le SNUIpp-FSU (majoritaire au primaire). A ce sujet, le ministère a apporté des précisions: en cas de non-respect, l'enseignant «s'expose à des sanctions disciplinaires, comme dans les transports», qui seront «celles appartenant à la gamme de sanctions habituelles applicables par un conseil de discipline».