«Lifeline»: Les premiers réfugiés sont arrivés en France

HUMANITAIRE Ils sont 52 et vont être dans un premier temps répartis en Ile-de-France et à Toulouse…

20 Minutes avec AFP

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Le "Lifeline" a accosté à Malte après une semaine de dérive.
Le "Lifeline" a accosté à Malte après une semaine de dérive. — Matthew Mirabelli / AFP

Cinquante-deux réfugiés débarqués du « Lifeline », ce navire humanitaire qui avait cristallisé les tensions européennes sur le dossier des migrants, sont arrivés jeudi matin en France depuis La Valette, conformément à l’engagement de solidarité pris envers les pays en première ligne, a indiqué l’Intérieur. Tous avaient été identifiés « dès leur arrivée à Malte » par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) comme relevant d’un besoin de protection au titre de l’asile, selon un communiqué.

Cette opération « montre la solidarité très concrète de la France avec ses voisins européens en première ligne pour les arrivées par voie maritime », a affirmé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, en rappelant que la France avait été « un des premiers pays européens à s’engager pour cet accueil ».

Surtouts venus du Soudan

Le « Lifeline » s’était vu refuser l’accès aux ports italiens, tout comme l' « Aquarius » qui avait finalement accosté à Valence, en Espagne, au terme d’un périple qui avait exposé les divergences européennes sur l’accueil des migrants. La France avait proposé, au nom de la solidarité européenne, d’accueillir une partie d’entre eux. Environ 80 personnes de l' « Aquarius » sont attendues prochainement.

Parmi les 52 arrivants se trouvent « 42 Soudanais et 3 Erythréens » ainsi que des ressortissants de Somalie, du Tchad, du Cameroun, du Togo et de Côte d’Ivoire, a indiqué le directeur général de l’Ofpra, Pascal Brice, venu les accueillir sur place.

« Contrat d’intégration républicaine »

Les arrivants devaient gagner dans la journée des centres d’accueil, l’un à Toulouse et l’autre en Ile-de-France, « où ils vont rester de dix à quinze jours », le temps d’enregistrer formellement leur demande et d’être orientés vers des centres d’accueil plus pérennes, a indiqué Raphaël Sodini, directeur de l’asile à la Direction générale des étrangers en France, précisant qu’ils obtiendraient « très rapidement » le statut de réfugié.

Ils bénéficieront aussi « d’une formation linguistique et aux valeurs de la République dans le cadre du contrat d’intégration républicaine », sous la houlette de l’Office français d’immigration et d’intégration (Ofii), selon le communiqué.

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